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A propos thmorfin

Je suis naturopathe depuis plus de 25 ans et auteur de 2 livres : Soignez enfin votre candidose intestinale et Ma bible de la naturopathie. Je suis également magnétiseur et radiesthésiste, don de famille de plusieurs générations. Je suis formé à de nombreuses discipline comme l'homéopathie, l'aromathérapie, les fleurs de Bach, la gemmothérapie, la nombrologie, la santé de l'habitat, le décodage biologique et bien d'autres encore.

Insomnie : qui refuse de dormir dans votre cerveau ?

En bref. Il n’existe pas une insomnie mais trois, selon le mécanisme cérébral qui se dérègle. Un système GABA insuffisant produit une hyperexcitation nerveuse qui empêche de s’endormir. Une horloge interne déréglée, souvent par la lumière bleue des écrans, retarde la sécrétion de mélatonine. Un axe intestin-cerveau perturbé abaisse la sérotonine, précurseur de la mélatonine, et provoque des réveils au milieu de la nuit. Traiter l’insomnie efficacement suppose d’identifier laquelle de ces trois portes est ouverte, puis d’agir avec les bons leviers, gemmothérapie, fleurs de Bach, huiles essentielles, hygiène alimentaire et sevrage numérique ciblés sur ce mécanisme précis.


Tapez « insomnie remède naturel » dans un moteur de recherche et vous recevrez la même liste depuis quinze ans. Tisane de camomille, éviter les écrans, se coucher à heure fixe. Ces conseils ne sont pas faux. Ils sont incomplets, et c’est pour cela qu’ils échouent aussi souvent qu’ils fonctionnent. Une personne qui n’arrive pas à s’endormir parce que son mental tourne en boucle sur les soucis de la journée ne souffre pas du même trouble qu’une personne qui s’endort sans peine mais se réveille à trois heures du matin l’esprit noir. La première a un problème de frein nerveux. La seconde a un problème d’horloge ou d’humeur. Leur traiter le sommeil de la même façon revient à soigner une entorse et une fracture avec le même bandage.

Dans ma pratique, la première question que je pose n’est jamais « dormez-vous mal » mais « à quel moment de la nuit ça coince ». La réponse oriente tout le reste.

Trois portes d’entrée, trois neurotransmetteurs

Le cerveau régule le sommeil par l’intermédiaire de plusieurs systèmes chimiques, mais trois d’entre eux concentrent l’essentiel des troubles rencontrés en cabinet.

Le GABA (acide gamma-aminobutyrique) est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central. Des travaux publiés en 2025 dans Communications Biology ont montré, par imagerie cérébrale, que l’insomnie chronique s’accompagne d’un état d’hyperactivation corticale, des transitions plus fréquentes et plus imprévisibles entre états cérébraux, directement liées à une signalisation GABAergique insuffisante. Quand ce frein manque, le cerveau reste en éveil cognitif alors même que le corps réclame le repos.

La mélatonine gouverne l’horloge biologique. Sa sécrétion par la glande pinéale suit un rythme circadien piloté par des cellules rétiniennes spécifiques, les cellules ganglionnaires à mélanopsine, particulièrement sensibles à la lumière bleue entre 460 et 480 nanomètres. Une revue systématique parue fin 2025 dans Frontiers in Neurology confirme qu’une exposition vespérale à cette lumière retarde la phase circadienne et allonge le délai d’endormissement, et une étude de 2025 mesurant la mélatonine salivaire a montré qu’après deux heures d’exposition, la lumière bleue maintient la suppression hormonale là où une lumière rouge permet sa reprise.

La sérotonine joue un rôle plus discret mais décisif. Elle est le précurseur direct de la mélatonine, produite à plus de 90 % non pas dans le cerveau mais dans l’intestin, à partir du tryptophane, un acide aminé essentiel. Une synthèse publiée en 2026 dans Sleep Science and Practice décrit cet axe tryptophane-sérotonine-mélatonine comme un carrefour central du dialogue entre microbiote et cerveau, où les bactéries intestinales modulent directement la conversion du tryptophane. Une dysbiose intestinale, une alimentation pauvre en tryptophane ou un excès de stress digestif suffisent à fragiliser cette chaîne, avec pour conséquence des réveils nocturnes récurrents plutôt qu’une difficulté à s’endormir.

Ces trois portes coexistent parfois chez une même personne. Mais l’une domine presque toujours, et c’est elle qu’il faut traiter en premier.

Profil 1 : l’insomnie d’endormissement, quand le cerveau ne descend pas

Le tableau clinique est reconnaissable. La personne se couche fatiguée, ferme les yeux, et son esprit se met à dérouler la liste des tâches du lendemain, une conversation mal digérée, une inquiétude financière. Le corps est épuisé, la tête ne l’est pas. C’est le signe d’un GABA insuffisant face à une charge de cortisol et d’adrénaline trop élevée en soirée.

La gemmothérapie apporte ici un terrain d’action que je considère central. Le bourgeon de tilleul argenté, Tilia tomentosa, est dans la tradition gemmothérapique française la référence pour calmer l’hyperexcitabilité nerveuse et faciliter l’endormissement, à raison de 15 gouttes dans un peu d’eau le soir, en cure de trois semaines minimum. Le figuier, Ficus carica, complète utilement ce terrain lorsque l’anxiété se double de troubles digestifs, tension à l’estomac ou nœud dans la gorge, signe d’un axe cérébro-digestif déjà sous tension.

Les fleurs de Bach trouvent ici leur meilleure indication. White Chestnut s’adresse spécifiquement aux pensées qui reviennent sans qu’on les invite, la rumination mécanique qui empêche de lâcher prise. Rock Rose convient davantage lorsque l’insomnie s’accompagne d’une pointe de panique, le cœur qui s’accélère à l’idée de ne pas dormir. Quatre gouttes de chaque, quatre fois par jour, dans un peu d’eau.

L’huile essentielle de lavande vraie, Lavandula angustifolia, dispose d’un socle de preuves solide et rare en aromathérapie. Plusieurs essais randomisés contrôlés contre placebo, menés en Allemagne sur une préparation orale standardisée nommée Silexan, ont montré une réduction significative du score d’anxiété de Hamilton et une amélioration du sommeil chez des patients souffrant d’agitation anxieuse, avec un effet qui ne repose pas sur un mécanisme benzodiazépine-like mais sur une inhibition des canaux calciques voltage-dépendants. En diffusion ou en olfaction sur l’oreiller, deux gouttes suffisent. Le choix se précise encore selon le tempérament de la personne, un repérage que je détaille dans mon article sur les huiles essentielles en fonction des tempéraments.

Le magnésium, sous forme bisglycinate, referme ce protocole. Une étude randomisée en double aveugle de 2025 portant sur 155 adultes a montré une réduction significative du score d’insomnie après quatre semaines de supplémentation à 250 mg par jour, avec un bénéfice plus marqué chez les personnes dont l’apport alimentaire de départ était faible.

Techniques de détente. La cohérence cardiaque, six respirations par minute pendant cinq minutes avant le coucher, agit directement sur le tonus vagal et abaisse l’activation sympathique. C’est un geste simple que je recommande systématiquement en complément, jamais en substitut des remèdes. Un adaptogène comme l’ashwagandha vient utilement épauler ce travail sur le cortisol du soir, en particulier lorsque le terrain de stress s’est installé depuis plusieurs mois.

Profil 2 : l’insomnie d’horloge, quand la nuit n’arrive jamais au bon moment

Ici, le mental n’est pas nécessairement agité. C’est l’horaire qui dérape. La personne ne ressent aucune somnolence avant une ou deux heures du matin, ou bien s’endort facilement mais à une heure qui ne correspond plus aux exigences de sa vie professionnelle. Le coupable est presque toujours le même, une exposition lumineuse vespérale qui retarde la sécrétion de mélatonine.

La lumière bleue et la dette de mélatonine

Une étude de 2025 publiée dans Scientific Reports a mesuré, avec des lampes LED réglables, une suppression de mélatonine de 10 % sous un éclairage blanc froid à 5700 K, contre seulement 0,1 % sous un éclairage chaud à 2100 K. La conclusion pratique est directe. Ce n’est pas seulement l’écran qu’il faut surveiller le soir, mais l’ensemble de l’éclairage domestique.

Le sevrage numérique, au-delà de la lumière

Une partie du problème n’est pas photonique mais cognitive. Le doomscrolling, cette habitude de faire défiler des contenus anxiogènes avant de dormir, entretient un état d’hyperéveil qui s’ajoute à la suppression hormonale. Une étude parue fin 2025 dans BMC Psychology, menée auprès de plus de 660 adultes, a établi un lien direct entre le doomscrolling et la mauvaise qualité du sommeil, médiatisé par la peur de manquer une information et l’anxiété liée à l’absence du téléphone. Le mécanisme est celui d’une saturation informationnelle qui maintient le cerveau en état de vigilance au moment précis où il devrait s’apaiser.

Le protocole que je propose ici tient en quelques gestes concrets.

  • Couper les notifications d’actualité et de réseaux sociaux après une heure fixe, dix-neuf heures pour la plupart des profils.
  • Retirer les applications d’information de l’écran d’accueil du téléphone, pour supprimer le réflexe de consultation automatique.
  • Basculer l’écran en niveaux de gris après le dîner, un réglage natif sur la majorité des smartphones, qui réduit l’attrait dopaminergique du défilement sans nécessiter de discipline supplémentaire.
  • Remplacer le geste de scroll par un objet physique, un livre papier, un carnet, un jeu de cartes.

Gemmothérapie et fleurs adaptées au dérèglement circadien

Le tilleul argenté garde ici sa place, en synergie avec l’aubépine, Crataegus oxyacantha, dont l’action calmante sur le système cardio-nerveux accompagne utilement les personnes dont le rythme veille-sommeil a glissé après une période de stress prolongé ou de travail posté. Côté fleurs de Bach, Walnut est le remède des transitions, utile pour aider l’organisme à accepter un nouveau rythme sans s’y arc-bouter. L’huile essentielle de petit grain bigarade, en olfaction en début de soirée, accompagne la bascule vers l’apaisement sans le caractère sédatif marqué de la lavande, ce qui convient aux personnes qui doivent encore rester fonctionnelles une heure ou deux avant le coucher. Pour les rythmes bousculés par une période de stress prolongée, la schisandra apporte un soutien adaptogène complémentaire, à prendre plutôt en première partie de journée pour ne pas retarder davantage l’endormissement.

Profil 3 : l’insomnie du milieu de nuit, quand l’intestin et l’humeur s’en mêlent

Ce troisième profil est le plus souvent négligé, car il ne se raconte pas de la même façon. La personne s’endort sans difficulté particulière, puis se réveille vers trois ou quatre heures, incapable de se rendormir, souvent avec une tonalité d’humeur basse, parfois un ballonnement ou une lourdeur digestive. C’est la signature d’un déficit de sérotonine, en amont de la mélatonine.

Une synthèse de 2025 relayée par Brain Medicine rappelle que plus de 90 % de la sérotonine corporelle est produite dans l’intestin, et que le métabolisme du tryptophane, précurseur commun de la sérotonine et de la mélatonine, se trouve directement modifié en cas de dysbiose. Des souches précises de lactobacilles et de bifidobactéries favorisent cette conversion via le nerf vague, ce qui explique pourquoi un travail sur le terrain digestif produit parfois, sur le sommeil, un effet que dix ans de somnifères n’avaient pas obtenu. J’ai déjà détaillé ailleurs le rôle du microbiote dans l’équilibre immunitaire, un terrain qui conditionne, on le voit ici, la qualité du sommeil autant que celle des défenses naturelles.

Sur le plan alimentaire, l’apport en tryptophane se joue moins dans sa quantité brute que dans sa capacité à franchir la barrière hémato-encéphalique. Un repas du soir associant une source de glucides complexes, légumineuses, céréales complètes, et une source modérée de protéines, œuf, poisson, volaille, favorise cette traversée mieux qu’un dîner exclusivement protéiné, car l’insuline sécrétée en réponse aux glucides dégage la voie en réduisant la compétition des autres acides aminés. Les aliments fermentés, kéfir, choucroute crue, légumes lacto-fermentés, soutiennent la diversité microbienne qui conditionne cette synthèse. Chez les personnes qui présentent par ailleurs une candidose intestinale, ce terrain mérite d’être traité en priorité, tant il perturbe directement cette chaîne de conversion.

La gemmothérapie retrouve ici le figuier en premier plan, pour son action reconnue sur l’axe estomac-cerveau et sur les troubles du sommeil à composante digestive ou anxieuse. Les fleurs de Bach Mustard s’adressent à cette tristesse qui descend sans cause identifiable, fréquente dans les réveils de fin de nuit. Agrimony convient aux personnes qui masquent leurs tourments derrière une façade sereine en journée, un profil que je croise très régulièrement chez les grands utilisateurs de réseaux sociaux, comme si le défilement compulsif servait justement à ne pas laisser remonter ce qui, la nuit, finit par réveiller.

Une huile essentielle de marjolaine à coquilles, en massage sur le plexus solaire, accompagne ce terrain nerveux-digestif avec douceur.

Hygiène alimentaire transversale, valable pour les trois profils

Certaines règles s’appliquent quel que soit le mécanisme en cause. La caféine possède une demi-vie de cinq à six heures, ce qui signifie qu’un café pris à quinze heures est encore actif à moitié dose au coucher. L’alcool, souvent perçu comme facilitant l’endormissement, fragmente en réalité l’architecture du sommeil et réduit la part de sommeil paradoxal en seconde moitié de nuit. Un dîner copieux ou riche en graisses cuites retarde la digestion et maintient une activité métabolique incompatible avec l’endormissement profond. La règle que je transmets le plus souvent tient en une phrase, dîner léger, trois heures avant le coucher, sans écran à table.

Dans ma pratique, un exemple

Une patiente reçue au cabinet décrivait un endormissement rapide suivi d’un réveil systématique à trois heures, accompagné d’une humeur maussade et de ballonnements en fin de journée. L’orientation vers le profil sérotonine s’est confirmée par l’interrogatoire alimentaire, un dîner presque toujours protéiné sans glucides, et par un terrain digestif fragile de longue date. Le protocole a associé bourgeon de figuier, fleur de Bach Mustard, restructuration du dîner avec une part de céréales complètes, et un travail sur le microbiote par aliments fermentés. L’amélioration s’est installée en trois semaines, non pas de façon spectaculaire, mais régulière, ce qui reste le signe le plus fiable qu’un protocole naturel a touché juste.

Ce qu’il faut retenir

Profil d’insomnieSigne principalMécanismeLeviers naturels prioritaires
Endormissement difficileMental agité au coucherGABA insuffisant, hyperarousalTilleul argenté, White Chestnut, lavande, magnésium, cohérence cardiaque
Décalage de rythmeSomnolence tardive, horaire décaléMélatonine, exposition lumineuseHygiène lumineuse, sevrage numérique du soir, aubépine, Walnut
Réveils nocturnesRéveil vers 3-4h, humeur basseSérotonine, axe intestin-cerveauFiguier, Mustard, alimentation riche en tryptophane, probiotiques

Questions fréquentes

Peut-on combiner gemmothérapie, fleurs de Bach et huiles essentielles dans le même protocole ?
Oui, ces trois approches agissent sur des registres différents, terrain de fond pour les bourgeons, dimension émotionnelle pour les fleurs, action olfactive et pharmacologique rapide pour les huiles essentielles. Leur association est une pratique courante en médecine intégrative, à condition de respecter les posologies et de laisser le temps à chaque cure d’agir, en général trois semaines minimum pour la gemmothérapie.

Combien de temps avant le coucher faut-il arrêter les écrans ?
Les données disponibles convergent vers une à deux heures avant le coucher pour limiter la suppression de mélatonine, avec un bénéfice supplémentaire si l’éclairage ambiant est également réchauffé, sous 2700 K.

Le magnésium suffit-il seul à traiter une insomnie ?
Les essais cliniques montrent un effet réel mais modeste sur le score d’insomnie. Il agit comme un cofacteur utile, rarement comme une solution isolée, sauf en cas de carence alimentaire avérée.

Comment savoir de quel profil d’insomnie je relève ?
Le moment de la nuit où le trouble se manifeste est le meilleur indicateur, difficulté à s’endormir pour le profil GABA, décalage horaire persistant pour le profil mélatonine, réveils au milieu de la nuit avec humeur basse pour le profil sérotonine. Un bilan avec un praticien permet d’affiner cette orientation, en particulier lorsque plusieurs mécanismes se superposent.

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Jambes lourdes et chaleur : les vrais remèdes naturels

Chaque été, le même scénario revient dans ma pratique. Une patiente qui marchait sans problème en avril se plaint en juillet de chevilles gonflées et de jambes lourdes comme le plomb dès dix-huit heures. Ce n’est pas un hasard de calendrier. La chaleur dilate les veines superficielles, ralentit le retour du sang vers le cœur, et transforme une fragilité veineuse discrète en gêne quotidienne. La bonne nouvelle, c’est que le retour veineux se travaille, presque comme un muscle qu’on réhabitue à son travail.

Pourquoi la chaleur aggrave les jambes lourdes

Les veines des jambes fonctionnent contre la gravité. Elles s’appuient sur la contraction des mollets, sur des valvules qui empêchent le sang de redescendre, et sur un tonus de la paroi veineuse qui se maintient d’autant mieux que la température reste modérée. Sous forte chaleur, les vaisseaux se dilatent pour évacuer la chaleur corporelle, ce qui est utile pour la thermorégulation mais catastrophique pour le retour veineux. Le sang stagne, les chevilles gonflent, et la sensation de lourdeur s’installe en fin de journée, aggravée par la station debout ou assise prolongée.

Le brossage à sec, un geste gratuit avant la douche

Avant même l’eau fraîche, il y a un geste que j’enseigne à chaque patient concerné, et qu’on néglige presque toujours parce qu’il ne coûte rien. Le brossage à sec des jambes, au gant de crin, des chevilles vers les cuisses, quelques minutes avant la douche, stimule la circulation superficielle et la lymphe en surface. Ce geste ne remplace pas un soutien de fond, mais il prépare la peau et les tissus à mieux répondre au choc du froid qui suit. Un gant de crin coûte quelques euros et dure des années, ce qui en fait l’un des outils les plus accessibles de toute la panoplie circulatoire.

Le froid, un allié qu’on sous-estime

Terminer sa douche par un jet d’eau fraîche sur les jambes, des chevilles vers les cuisses, provoque une contraction réflexe des veines superficielles qui relance immédiatement la circulation. Ce n’est pas un détail de confort, c’est un signal mécanique direct envoyé à la paroi veineuse.

Je conseille systématiquement de prolonger ce geste par dix minutes d’allongement, les pieds surélevés au-dessus du niveau du cœur. Une astuce simple consiste à relever le matelas au niveau des pieds du lit, avec quelques livres ou une cale, plutôt que d’empiler des coussins qui glissent pendant la nuit. La pente descendante vers le buste utilise la gravité comme alliée, exactement l’inverse de ce qu’elle fait à la station debout.

Le pédalage inversé, un exercice discret et redoutablement efficace

Peu de patients y pensent, et c’est pourtant l’un des gestes les plus accessibles pour renforcer le retour veineux au quotidien. Allongé sur le lit, jambes levées, effectuer un mouvement de pédalage à l’envers pendant quelques minutes matin et soir sollicite la pompe musculaire du mollet sans aucune charge sur les articulations. C’est un geste que je recommande volontiers, à l’exception des personnes sujettes aux migraines, chez qui l’afflux sanguin céphalique lié à la position peut parfois déclencher une crise.

Les bourgeons, une réponse de terrain plus que de symptôme

Le bourgeon de marronnier d’Inde reste la référence en gemmothérapie pour soutenir le tonus veineux et la résorption des œdèmes des membres inférieurs. Ce que j’observe en pratique, c’est que son action se déploie sur la durée, contrairement à l’effet immédiat mais transitoire d’un gel refroidissant.

Dans certains terrains, la lourdeur des jambes n’est pas qu’une affaire de veines. Quand elle s’accompagne d’un essoufflement à l’effort ou d’un gonflement qui remonte au-delà de la cheville, j’oriente plutôt vers le bourgeon d’aubépine, en soutien du muscle cardiaque lui-même, toujours en complément d’un avis médical si le tableau est nouveau ou s’aggrave. Distinguer ces deux situations change radicalement l’accompagnement, et c’est précisément le travail d’un œil clinique habitué à regarder au-delà du symptôme isolé.

Pour les petits budgets, la vigne rouge, l’hamamélis, le ginkgo et le marronnier d’Inde existent aussi en plantes sèches à infuser, ou en ampoules buvables, deux formes nettement plus économiques. L’effet s’installe un peu plus lentement qu’avec un extrait de bourgeon, mais la régularité de la cure compense largement l’écart. Et vous pouvez utiliser la technique de la douche fraiche sur les jambes et le rétro pédalage déjà expliqué.

Les huiles essentielles, en usage local et ciblé

Le cyprès toujours vert est la référence en aromathérapie pour son action décongestionnante sur la paroi veineuse, souvent associé à la menthe poivrée pour son effet rafraîchissant immédiat et son léger effet vasoconstricteur en application locale. En gel ou dilués dans une huile végétale, ces actifs s’appliquent en massage léger, toujours dans le sens ascendant, des chevilles vers les cuisses, jamais l’inverse, pour accompagner le sens naturel du retour veineux plutôt que le contrarier.

Si le budget ne suit pas, le massage seul, sans aucun actif, garde une grande partie de son effet. C’est le geste ascendant et sa régularité qui portent l’essentiel du bénéfice, l’huile essentielle n’étant qu’un renfort.

Ce que je recommande

Je recommande d’associer systématiquement un geste mécanique quotidien, la surélévation des jambes ou le pédalage inversé, à un soutien de fond sur plusieurs semaines, que ce soit en bourgeons, en tisane ou en ampoules selon les moyens de chacun. L’application locale d’huiles essentielles soulage l’instant, mais c’est la régularité du geste et le soutien du terrain veineux qui changent la donne sur la durée d’un été entier.

En résumé

Les jambes lourdes ne sont pas une fatalité de l’été ni une simple affaire d’apparence. Elles signalent un système veineux qui peine à remonter le sang contre la gravité, dans un contexte où la chaleur ne fait qu’amplifier une fragilité déjà présente. Entre le brossage à sec qui ne coûte rien, le froid qui contracte, la gravité qu’on retourne en alliée le temps d’une pause, et le soutien de fond par les plantes sous la forme qui convient à chacun, il existe une vraie marge de manœuvre, accessible sans attendre que la gêne devienne un handicap quotidien.

Le terrain veineux fait partie intégrante de l’équilibre général de l’organisme, et j’aborde cette lecture globale du terrain dans Reconquérir son immunité, disponible sur Amazon.

Se jeter à l’eau pour se rafraîchir : bon pour la santé ?

Des canicules, j’en ai connu ! En France, en Espagne, au Maroc et en Algérie. Mais il ne faut pas confondre chaleur estivale de 35 à 40 degrés avec canicule. Cela dépend de l’écart de température entre le jour et la nuit pour la récupération. Une chaleur quotidienne à 40 degrés, pour certains pays, c’est une normalité où la vie et les activités humaines se sont adaptées à cette épreuve pour le corps. Ici, peu de personnes ne sortent dehors avant 17h et vivent une partie de la nuit (voir l’article « Canicule ») .

Face à la morsure du feu solaire, il n’y a qu’une seule préoccupation, presque obsédante, hormis l’ombre fraîche et ventilée. C’est l’eau ! Un lac, une rivière, la mer, la piscine, un jet d’eau, peu importe. Le corps réclame le soulagement immédiat, le courant d’air frais sur le corps mouillé. Bref, sortir du four. Cette préoccupation n’a rien d’anormal. Elle est une question de survie, instinctive, bienheureusement incontrôlable. L’eau, dans laquelle nous avons tous été conçu est le cœur de notre fontaine de jouvence. Alors, on plonge. Malheureusement, pour certain, ce baume contre la chaleur tenace devient un piège mortel.

Quand le plongeon devient danger

Ainsi, chaque été, des baigneurs perdent connaissance dans l’eau, et certains n’en reviennent pas. Le phénomène porte un nom, l’hydrocution, et son mécanisme mérite d’être compris. Après une longue exposition au soleil, le corps a emmagasiné de la chaleur, la peau est brûlante, les vaisseaux dilatés. Plonger d’un coup dans une eau fraîche provoque alors une réaction de défense violente. Les vaisseaux se contractent brutalement, le rythme cardiaque peut chuter d’un coup, la conscience vaciller. Ce n’est pas l’eau qui entre dans les poumons d’abord, c’est le malaise qui précède, et la noyade qui suit si personne ne veille.

Ce qui m’intéresse ici n’est pas seulement le danger du phénomène qui est largement déploré chaque été. C’est une autre observation, moins connue et pourtant réelle. Ce choc ne frappe pas tout le monde de la même façon. Un état de surchauffe, une grande fatigue, une tension nerveuse, des fragilités du cœur, tout cela abaisse le seuil de résistance à partir duquel le corps bascule. Autrement dit, le même plongeon, à la même température, sera anodin pour l’un et dangereux pour l’autre. La température de l’eau ne fait pas tout. C’est la rencontre entre cette eau et un corps avec une physiologie précise qui décide de l’issue vitale.

L’eau qui soigne : un savoir ancien qu’on redécouvre

Bien avant les piscines et les baignades de vacances, l’eau froide était un outil de soin, manié avec méthode et discernement. Hippocrate déjà prescrivait l’eau selon les états. Les Romains avaient bâti tout un art de l’alternance, passant du bain chaud au bain froid en passant par le tiède, convaincus que ce jeu de contrastes restaurait le corps autant qu’il apportait l’apaisement de l’esprit.

Plus près de nous, au dix-neuvième siècle, un homme a redonné à l’eau froide ses lettres de noblesse. Vincenz Priessnitz, paysan de Silésie, avait observé un chevreuil blessé venir tremper sa patte dans l’eau d’un cours d’eau, jour après jour, jusqu’à guérison. L’intuition lui vint de soigner ainsi ses propres blessures, puis celles des autres. Il créa un établissement thermal qui attira bientôt des malades de toute l’Europe par milliers. Quelques décennies plus tard, l’abbé Kneipp affina cette approche en privilégiant des applications progressives évitant les écarts thermiques exagérés. En France, cette hydrothérapie venue d’ailleurs trouva ses relais et des établissements comme le « Grand établissement d’hydrothérapie du château d’Issy », situé près de Paris, le premier fondé 1851-52, malheureusement détruit en 1871 lors de la Commune de Paris, en portèrent les principes.

Ce que ces traditions partagent, par-delà leurs différences, c’est le même constat. L’eau froide est un stimulant qui doit être utilisé avec un dosage adapté, une discipline et non une agression à infliger. L’immersion froide, si elle doit être pratiquée, se fait en cas d’hyperthermie sévère et avec un personnel médical formé.

Les quatre tempéraments, et le test de la main

La médecine ancienne avait une façon limpide de lire les êtres. Elle distinguait quatre tempéraments, nés du mélange de quatre qualités, le chaud et le froid, le sec et l’humide. Chaque personne penche vers l’une de ces combinaisons, et cette nature oriente ce qui lui fait du bien. Cette classification thermique et hygrométrique corporel n’a rien d’abstrait. Vous pouvez la vérifier sur vous-même, à l’instant, par un geste tout simple. Touchez votre main, ou demandez à quelqu’un de toucher la sienne, et observez.

Une main chaude et sèche signe le tempérament bilieux. Une main chaude et humide, le sanguin. Une main froide et sèche, le nerveux. Une main froide et humide, le lymphatique. Rien de plus, et pourtant cet indice oriente déjà beaucoup, le choix d’une alimentation, d’une boisson, d’un soin, et bien sûr le rapport que nous avons au froid, au chaud, à l’humidité ou à la sécheresse.

La logique de ce système est celle de l’équilibre par le contraire. On rafraîchit ce qui est trop chaud, on réchauffe ce qui est trop froid. Une personne au tempérament bilieux, dont la nature est chaude et sèche, vive, prompte à s’échauffer, trouvera souvent dans l’eau fraîche un rappel bienvenu à l’équilibre. À l’inverse, une personne lymphatique, de nature froide et humide, à l’énergie lente et aux extrémités glacées, n’a aucun intérêt à ajouter du froid à ce qui est déjà froid. Ce qui revigore l’une peut éteindre l’autre.

Et voici l’indice le plus précieux ! Celui qui ravit toujours ceux qui le découvrent. Le tempérament n’est pas une étiquette gravée à la naissance. Il évolue au fil des années, des saisons de la vie et des épreuves de la vie. En dehors de maladies bien spécifiques, une main qui était chaude (donc le corps entier) dans des conditions normales, même hivernales, à trente ans, peut devenir plus froide d’une manière générale des années plus tard. Rien n’est figé. Et il en va de même, me semble-t-il, de nos pensées, de nos choix, de nos certitudes, et de ce qu’avance la science elle-même. Tout chemine, tout se révise. C’est une bonne nouvelle.

Ce que dit l’énergétique chinoise

À l’autre bout du monde, une autre tradition lit l’être avec une grille de lecture différente, mais une intuition voisine. La pensée chinoise parle du Yin et du Yang, ces deux principes complémentaires dont l’équilibre fait la santé. Le Yang est la chaleur, le mouvement, l’activité, le feu. Le Yin est la fraîcheur, le repos, la profondeur, l’eau. Aucun n’est bon ou mauvais en soi, tout est une affaire de bonne proportion. Lorsque le Yang est en excès, le corps s’échauffe, l’esprit s’agite, le sommeil se fait rare, l’irritabilité monte. Dans ce cas, la fraîcheur peut apaiser, ramener vers le centre. Mais lorsque le Yang fait défaut, lorsque cette chaleur vitale manque, alors apparaissent la frilosité, la fatigue de fond, le manque d’élan, cette sensation de ne jamais parvenir à se réchauffer. La tradition situe une part essentielle de cette chaleur dans la région des Reins, foyer de l’énergie vitale. Et là, ajouter du froid ne fait que creuser le manque.

Cette lecture par les Éléments, l’Eau, le Bois, le Feu, la Terre, le Métal, propose une cartographie fine des équilibres et des déséquilibres de chacun. Elle ne se mesure pas en degrés ni en analyses, elle s’observe, elle s’écoute. Et il est troublant de constater à quel point ces descriptions anciennes recoupent souvent ce que la physiologie d’aujourd’hui commence à mettre en évidence, un système nerveux tantôt suractivé, tantôt à bout de réserve.

Ce que la science observe sans pouvoir encore expliquer

Les recherches récentes éclairent ce que ces praticiens avaient pressenti. Quand le corps rencontre le froid, il réagit en deux temps. D’abord une réponse de stress, immédiate, l’organisme se met en alerte, le cœur s’accélère, la tension monte, la respiration se précipite. Puis, si l’exposition est brève et répétée dans de bonnes conditions, une seconde phase s’installe, plus apaisée, où le système nerveux retrouve son équilibre et gagne même en capacité d’adaptation.

Les travaux sur l’équilibre du système nerveux autonome confirment cet effet régulateur du froid bref. Mais ils ajoutent deux précisions que tout amateur de bains glacés devrait connaître. La première, c’est que ces effets bénéfiques ont surtout été mesurés chez des personnes en bonne santé. La seconde, plus frappante encore, c’est que les chercheurs reconnaissent eux-mêmes manquer de données sur l’influence des caractéristiques propres à chacun. La science admet, en somme, qu’elle ne sait pas encore bien pourquoi deux personnes recevant la même douche froide réagissent parfois de façon opposée. L’une en ressort vivifiée, claire, énergique. L’autre épuisée, tremblante, plus stressée qu’avant.

Voilà qui est honnête, et qui invite à l’humilité de part et d’autre. La Tradition observait sans pouvoir mesurer. La science mesure et découvre les limites de ce qu’elle sait. Ni l’une ni l’autre ne détient une vérité absolue, et c’est sans doute en les écoutant toutes deux, librement, que chacun trace son propre chemin.

Ce que je recommande

Apprenez d’abord à vous lire. Faites le test de la main, observez votre nature, chaude ou froide, sèche ou humide. Demandez-vous si vous débordez d’énergie ou si une fatigue de fond vous tire. Cette simple écoute vaut mieux que n’importe quelle recette universelle, et elle vous appartient en propre.

Pour la baignade estivale, le principe est de ne jamais brusquer. Après le soleil, on rejoint l’ombre quelques minutes, on laisse la chaleur redescendre. On entre dans l’eau progressivement plutôt que de plonger. On mouille la nuque, la poitrine, les poignets, pour prévenir le corps de ce qui l’attend. Ce ne sont pas des précautions de timide, ce sont les gestes d’un corps respecté.

Pour qui voudrait s’initier au froid comme pratique de bien-être, la sagesse des anciens reste le meilleur guide. Le froid bref plutôt que prolongé. Le froid ciblé sur une zone plutôt que le corps entier livré au choc. Et toujours, le corps gardé au chaud autour, jamais l’épuisement aggravé par la glace. Si vous traversez une période de grande fatigue, ou si votre nature est déjà froide, écoutez ce signal. Ce n’est pas le moment de demander à un corps en manque l’effort d’affronter le froid. Et en cas de fragilité du cœur, la prudence n’est pas une option, elle s’impose, en lien avec votre médecin.

Se rafraîchir, oui, mais en connaissance de cause

L’eau restera toujours notre plus beau réflexe de fraîcheur. Le désir de s’y plonger quand la chaleur pèse n’est pas à combattre, il est à honorer. Mais entre subir le froid et l’accueillir, entre se jeter et s’immerger, il y a tout l’écart qui sépare l’impulsion de la connaissance.

Ce que les traditions de l’eau nous transmettent n’est pas une technique de plus. C’est une invitation à nous connaître, à reconnaître notre propre nature, et à entrer en accord avec elle plutôt qu’à lui imposer des modes. Que l’on chemine par les tempéraments d’Hippocrate, par les équilibres de l’énergétique chinoise, ou par les mesures de la science moderne, peu importe au fond. Aucune de ces voies ne détient à elle seule la vérité, et chacune éclaire une part du réel. Le plus sage est de les connaître toutes, en homme ou en femme libre, pour faire ses propres choix en conscience.

C’est cette lecture du terrain, patiente et personnelle, qui fait tl’esprit de la naturopathie. J’en ai rassemblé les principes et l’esprit dans Reconquérir son immunité, paru aux éditions Yarâa, pour qui souhaite apprendre à lire son propre corps et à l’accompagner avec justesse. Une manière, parmi d’autres, de retrouver le fil d’un savoir ancien dont notre époque a tant besoin.

Canicule : protéger chacun selon son âge et ses activités, sans forcément céder à la climatisation

Chaque matin ou presque, un bulletin nous rappelle que les étés se réchauffent. Le message est juste, mais il laisse souvent un goût d’impuissance, car il décrit un problème planétaire dont les solutions semblent toujours collectives et lointaines, jamais à notre portée immédiate. Pourtant, des peuples vivent depuis des siècles avec des chaleurs que nous découvrons à peine. Au Maghreb, au Niger, en Égypte, l’habitat traditionnel s’est façonné pour rester frais sans la moindre machine, avec des murs épais en terre crue, des cours intérieures ombragées, des ouvertures étroites et des draps humides tendus dans les courants d’air. Autour de la Méditerranée, la sieste a déplacé le repos vers les heures les plus brûlantes, et l’on y boit volontiers du thé chaud, qui déclenche la transpiration et rafraîchit le corps mieux qu’une boisson glacée. Ces sagesses ne relèvent pas du folklore. Elles offrent un modèle concret d’adaptation, individuelle et collective, que nous pouvons, dans certains cas, réinventer chez nous.

Dans ma pratique, chaque épisode de forte chaleur ramène les mêmes silhouettes au cabinet. La jeune mère inquiète pour son nourrisson qui dort mal. Le retraité qui ne ressent plus la soif et s’étonne d’être épuisé à midi. Le coureur du dimanche qui a voulu tenir son entraînement malgré les trente-cinq degrés. La chaleur ne frappe pas tout le monde de la même manière, et c’est là que les conseils uniformes échouent. Voici comment adapter vos précautions à qui vous êtes, à ce que vous faites et à ce que vous prenez.

Pourquoi la chaleur ne touche pas tous les corps de la même façon

Le corps humain maintient sa température autour de trente-sept degrés grâce à deux leviers, la transpiration et la dilatation des vaisseaux sous la peau. Quand l’air dépasse cette température, ces mécanismes tournent à plein régime, et les fragilités se révèlent.

Le nourrisson transpire beaucoup et se déshydrate très vite, sans pouvoir exprimer sa soif. La personne âgée connaît le problème inverse, sa sensation de soif s’émousse avec les années, si bien que le manque d’eau s’installe avant même qu’elle n’y pense. Entre les deux, l’adulte actif se croit invulnérable, et c’est souvent lui qui pousse son organisme au-delà du raisonnable. J’insiste sur un point négligé. Les effets de la chaleur peuvent être différés de quelques jours et s’accroître avec une exposition continue. Ce n’est pas seulement le pic du thermomètre qui compte, c’est la durée. Trois nuits sans repos thermique épuisent un organisme plus sûrement qu’un après-midi brûlant suivi d’une soirée fraîche.

La chaleur, une contrainte qui réveille plutôt qu’elle n’accable

Il faut sortir d’une idée reçue. La chaleur n’est pas un ennemi mortel par nature, c’est une contrainte climatique, le plus souvent passagère, à laquelle le corps humain sait remarquablement s’adapter quand on lui en laisse le temps et les moyens. La preuve nous entoure. À résistance inégale, certains supportent quarante degrés en travaillant, d’autres flanchent dès trente. Cette différence ne tient pas qu’à la chance. Elle se construit.

Regardez les athlètes. Sur la terre battue de Roland-Garros, en pleine chaleur, des joueurs tiennent plusieurs heures d’un effort intense et concentré, puis remettent cela le lendemain. Leur résistance n’est pas un mystère, elle vient d’un terrain entretenu jour après jour, d’une hydratation pensée, d’une alimentation soignée, d’un sommeil protégé, et d’un corps habitué progressivement à l’effort dans la chaleur. Précisons d’ailleurs que les organisateurs ne les abandonnent pas pour autant, le tournoi dispose d’un protocole d’interruption fondé sur un indice qui combine température, soleil et humidité, et le suivi médical reste constant. L’exemple n’invite donc pas à l’imprudence, mais il montre une chose simple. La capacité à endurer la chaleur se cultive.

C’est là, je crois, le vrai message d’une canicule. Elle nous oblige à changer de rythme, à fermer la maison autrement, à boire différemment, à ralentir aux heures brûlantes. Et ce bouleversement, loin d’être seulement subi, peut devenir une occasion. Bien des routines que nous croyons immuables, les horaires figés, la sédentarité, l’alimentation toujours identique, le corps jamais confronté à l’inconfort, finissent par scléroser notre adaptabilité sans que nous nous en rendions compte. La contrainte du climat, comme toute contrainte mesurée, réveille des ressources endormies. À condition de l’accompagner avec discernement, et non de jouer au héros.

Réorganiser sa journée selon son âge

La première mesure ne coûte rien, elle consiste à déplacer ses activités dans le temps, exactement comme la sieste méditerranéenne. Les heures entre douze et seize sont à vider de tout effort, courses, jardinage, sport, démarches. On les réserve au repos, dans la pièce la plus fraîche.

Pour les nourrissons et jeunes enfants, l’enjeu est l’hydratation discrète et constante. On propose le sein ou le biberon plus souvent, on rafraîchit le visage et la nuque, on bannit la poussette en plein soleil. Un enfant ne doit jamais rester seul dans une voiture, même une minute, l’habitacle se transformant en four en quelques instants.

Pour les personnes âgées, le rythme s’organise autour de l’eau, sans attendre la soif. Un verre toutes les heures, des aliments riches en eau, et l’inscription au registre canicule de la mairie, ce service gratuit et confidentiel qui permet aux services municipaux de prendre des nouvelles des personnes isolées pendant l’alerte. Pour les aidants, un appel quotidien fait parfois toute la différence.

Pour les adultes actifs et travailleurs en extérieur, la règle est d’accepter de ralentir. La fatigue liée à la chaleur abaisse la vigilance et favorise les accidents. Pauses fréquentes à l’ombre, eau à portée de main, vêtements clairs, amples, en fibres naturelles plutôt que synthétiques qui emprisonnent la transpiration.

L’entraide, le réflexe que la canicule fait renaître

Voici peut-être le plus beau changement qu’une vague de chaleur peut provoquer. Elle nous repousse les uns vers les autres. Une canicule frappe d’abord ceux qui sont seuls, la personne âgée sans visite, le voisin malade, la famille sans logement frais. Reprendre l’habitude de toquer à la porte d’à côté, de proposer un trajet vers une pièce climatisée, de partager un repas frais, de signaler aux services municipaux une personne qui semble en difficulté, voilà des gestes que nos sociétés pressées ont laissé s’éteindre et que la contrainte du climat ravive. S’inscrire ou inscrire un proche isolé sur le registre canicule de la mairie, ouvrir sa maison fraîche à un voisin moins bien loti, organiser un appel quotidien au sein de l’immeuble, ce sont des protections aussi efficaces qu’un ventilateur. Et elles laissent, une fois la chaleur passée, un tissu de liens qui ne demandait qu’à renaître.

La maison, la voiture, le sport, la baignade

À la maison, le principe hérité des architectures du Sud consiste à devancer la chaleur plutôt qu’à la combattre. On ferme volets et rideaux des façades exposées dès le milieu de matinée, on garde les fenêtres closes tant que l’air extérieur reste plus chaud que l’intérieur, puis on ouvre largement la nuit. Un drap humide tendu devant une fenêtre entrouverte, rafraîchi régulièrement, abaisse sensiblement la température de l’air entrant. On évite four, plaques et appareils électroniques aux heures chaudes.

En voiture, on évite les trajets aux heures les plus chaudes, on multiplie les pauses à l’ombre, on emporte de l’eau en quantité. Jamais d’enfant ni de personne fragile laissé seul dans l’habitacle.

Pour le sport et la randonnée, on décale la sortie au tout petit matin, on raccourcit la distance, on emporte plus d’eau qu’on ne le croit nécessaire, on mouille régulièrement visage et avant-bras. Au moindre vertige ou maux de tête, on s’arrête et on se met à l’ombre, le coup de chaleur d’effort étant l’une des formes les plus brutales.

Pour la baignade, l’entrée progressive dans l’eau prévient l’hydrocution, (voir l’article « Se jeter à l’eau pour se rafraîchir ») surtout après une longue exposition au soleil ou un repas. On surveille les enfants en permanence, et une eau fraîche ne dispense jamais de boire.

Rafraîchir son logement sans climatisation

Canicule et climatiseurs sur les toits d'Osaka

C’est ici que je veux être clair, et cela ne plaira pas à tout le monde. La climatisation devrait rester un dernier recours, pour des raisons écologiques et sanitaires qu’on passe trop souvent sous silence.

Les climatiseurs fonctionnent grâce à des fluides frigorigènes dont l’impact climatique est considérable. Le R410A, encore majoritaire dans nos climatisations, a un pouvoir de réchauffement global d’environ 1920, ce qui signifie qu’un kilo relâché dans l’atmosphère équivaut à 1920 kilos de CO2. Certains anciens fluides montent jusqu’à 4000. S’y ajoute une consommation électrique massive et un effet pervers en ville, car en rejetant à l’extérieur l’air chaud pompé dans nos intérieurs, les climatiseurs réchauffent les rues. Chacun refroidit son salon en réchauffant le quartier de son voisin.

Il faut raisonner à l’échelle du collectif. Plutôt que de multiplier les climatiseurs individuels, où chaque foyer fait tourner sa propre machine, il est bien plus sobre d’aller passer les heures chaudes dans un grand établissement déjà rafraîchi, médiathèque, galerie marchande, cinéma, musée. Un seul système y refroidit des centaines de personnes, et le rapport entre habitants et appareils devient incomparablement plus favorable. C’est aussi l’occasion de rompre l’isolement, précieux pour les personnes seules.

Le revers sanitaire existe également. L’ANSES met en garde contre les risques d’une utilisation prolongée ou inappropriée de la climatisation, en particulier dans les logements mal ventilés ou mal entretenus, avec une prolifération bactérienne possible dans les systèmes mal nettoyés et un cortège de rhinites, sinusites, maux de tête et fatigue. Le choc thermique répété entre une rue à trente-cinq degrés et un bureau à dix-neuf fatigue l’organisme plus qu’il ne le repose.

Les alternatives existent et se combinent. La protection solaire en amont, volets clos et stores clairs, reste la plus efficace. Le ventilateur, utilisé avec une bouteille d’eau congelée ou un linge humide devant lui, rafraîchit l’air par évaporation. Le ventilateur de plafond mérite une mention particulière, à condition que la hauteur sous plafond le permette. Installé au centre de la pièce et à bonne distance du plafond, il brasse de grands volumes d’air avec une douceur régulière, abaisse la température ressentie de quelques degrés et consomme infiniment moins qu’un climatiseur. Enfin les plantes vertes humidifient l’atmosphère, et la nuit venue on ouvre tout pour évacuer la chaleur accumulée.

Un mot enfin sur le brumisateur, ce geste tout simple qui rafraîchit par évaporation en humidifiant le visage et les avant-bras. Là encore, le réflexe écologique a sa place. Plutôt que les petits aérosols jetables, qui combinent gaz propulseur et contenant à usage unique, mieux vaut un brumisateur rechargeable, que l’on remplit d’eau du robinet et que l’on garde des années. On rafraîchit aussi bien, sans gaz polluant ni déchet, pour un coût dérisoire.

Réfléchir la chaleur plutôt que l’absorber, et bien choisir ses tissus

Une bonne part du confort se joue avant même que la chaleur n’entre, dans la capacité des surfaces à renvoyer le rayonnement du soleil au lieu de le boire. Le principe est le même partout, sur un toit, un mur, un vêtement ou une carrosserie. Les teintes claires réfléchissent la lumière, les teintes foncées l’absorbent et la transforment en chaleur.

Dans les pays chauds, on peint les toits et les façades en blanc depuis toujours, et l’on commence seulement à le redécouvrir. À l’échelle d’une maison, des volets et des stores clairs renvoient les rayons bien mieux que des teintes sombres, et un film réfléchissant posé sur les vitres exposées limite l’effet de serre des fenêtres. La même logique vaut pour la voiture, une carrosserie sombre et un habitacle aux sièges noirs accumulent une chaleur dont on connaît la morsure en revenant à la voiture l’après-midi, tandis qu’une teinte claire et un pare-soleil sur le pare-brise font une vraie différence.

Côté vêtements, la couleur compte, mais elle n’est qu’une partie de l’histoire. Le blanc et les tons pastel renvoient une grande part du rayonnement et restent proches de la température ambiante, là où le noir et les teintes sombres montent nettement plus haut au soleil. Reste que l’enseignement des peuples du désert est plus subtil, car ils portent aussi bien le noir que le blanc. Ce qui rafraîchit avant tout, c’est l’ampleur du vêtement, qui crée une lame d’air et laisse la transpiration s’évaporer. Un même tissu colle-t-il à la peau qu’il réchauffe ? Ample et aéré, il rafraîchit indépendamment de sa couleur.

La matière, enfin, est le point que je veux souligner, car il touche à la fois la chaleur, la santé et l’écologie. Les fibres naturelles respirent et régulent l’humidité, ce que les synthétiques font mal. Le lin et le chanvre absorbent correctement l’humidité et sèchent vite, tandis que le polyester, le nylon ou l’élasthanne, dérivés du plastique, favorisent la transpiration et retiennent les odeurs. Sur la peau, ces synthétiques emprisonnent l’humidité et créent un terrain propice aux irritations, là où le coton biologique, le lin et le chanvre, peu transformés et respirants, limitent les réactions allergiques. Pour les peaux sensibles, celles des nourrissons en particulier, l’écart est loin d’être anodin.

L’écologie rejoint ici le confort sans qu’on ait à choisir. Le chanvre est résistant, naturellement antibactérien, très respirant et écologique, et pour les fortes chaleurs le lin, le coton bio et le Tencel comptent parmi les meilleures matières.

Médicaments et chaleur : une vigilance trop méconnue

Voici un point dont on parle rarement et qui peut tout changer. Certains traitements courants modifient la façon dont le corps affronte la chaleur, et leurs effets s’amplifient avec la déshydratation.

L’Agence du médicament alerte chaque été sur plusieurs familles. Les diurétiques, les laxatifs et certains antiépileptiques accentuent la déshydratation. Les neuroleptiques, antiparkinsoniens, certains antidépresseurs, les sels de lithium ou certains opioïdes perturbent la régulation de la température. Les anti-inflammatoires, l’aspirine, certains antihypertenseurs et antidiabétiques peuvent quant à eux perturber le fonctionnement rénal lorsque l’eau vient à manquer. La règle absolue est de ne jamais interrompre un traitement de soi-même, mais d’en parler à son médecin ou à son pharmacien, et de lire les notices.

Pour qui suit un de ces traitements, la compensation passe par l’assiette autant que par le verre. Les pertes en eau et en sels minéraux se rattrapent avec des bouillons de légumes clairs, des aliments naturellement riches en eau et en potassium comme la banane, l’abricot, la tomate ou la courgette, et une hydratation répartie sur toute la journée.

Le cas du régime sans sel mérite une attention spéciale. La transpiration fait perdre de l’eau, mais aussi du sodium. Une personne qui transpire beaucoup tout en suivant un régime strictement désodé, et qui se met à boire de grandes quantités d’eau peu minéralisée pour compenser, s’expose à une complication grave et méconnue, l’hyponatrémie. Il s’agit d’une chute de la concentration de sel dans le sang, qui peut résulter d’un apport excessif d’eau par rapport au sodium, favorisée par l’âge, certaines maladies chroniques et certains traitements. Le réflexe « buvez beaucoup », répété partout, devient ici une fausse bonne idée. La conduite à tenir n’est pas de relâcher le régime sans avis médical, mais d’accompagner systématiquement les boissons d’une alimentation suffisante, et de signaler à son médecin tout épisode de transpiration intense afin d’ajuster ensemble les apports.

Ce que je recommande pour l’hydratation et l’alimentation

Boire beaucoup est nécessaire, mais toutes les eaux ne se valent pas, et c’est un point que je tiens à éclairer. La minéralisation se lit sur l’étiquette, c’est le résidu sec. En dessous de 500 milligrammes par litre, l’eau est faiblement minéralisée, au-dessus de 1500 elle est fortement minéralisée. Certaines eaux très riches en sulfates ont un effet diurétique, c’est-à-dire qu’elles poussent à éliminer. L’eau de Velleminfroy, avec sa forte teneur en sulfates, est ainsi reconnue pour son action diurétique. En pleine canicule, ce drainage va à l’encontre du but recherché.

Mon conseil est d’adapter l’eau à la personne. Pour une hydratation quotidienne de fond, une eau faiblement minéralisée, douce et facile à boire, hydrate efficacement sans surcharger les reins. Mais après un effort ou une forte sudation, le corps a perdu des minéraux qu’il faut bien restituer, et une eau un peu plus riche, ou simplement un bouillon légèrement salé, retient mieux l’eau dans les tissus. Tout est affaire de contexte et de profil. Une personne sous diurétiques ou en régime sans sel devrait poser la question précisément à son médecin.

Je conseille de boire par petites quantités tout au long de la journée plutôt qu’un litre d’un coup, que l’organisme ne sait pas absorber. J’écarte l’alcool, le café et les sodas, qui accentuent la perte d’eau. Côté assiette, je privilégie les repas froids et gorgés d’eau, concombre, melon, pastèque, tomates, et je rappelle qu’un organisme sous-alimenté régule mal sa température. La fatigue estivale qui peut en découler a d’ailleurs des causes plus profondes que la seule chaleur, que j’ai détaillées dans un autre article : « Pourquoi êtes-vous épuisé en plein été ? »

Reconnaître les signes d’alerte et savoir réagir

Certains symptômes ne se discutent pas. Pour la déshydratation, les premiers signaux sont la soif, la bouche et les lèvres sèches, une fatigue anormale, des urines rares et foncées. Chez la personne âgée, la soif manque souvent à l’appel, on guette alors la confusion, l’agitation inhabituelle, une faiblesse soudaine.

Le coup de chaleur est une urgence vitale. Maux de tête, vertiges, nausées, crampes, température corporelle supérieure à 38,5 degrés, troubles de la conscience, et chez les plus fragiles une agitation nocturne inhabituelle, sont autant de signaux d’alerte. Devant ces signes, on appelle immédiatement les secours.

Les numéros à connaître : le 15 pour le Samu, le 18 pour les pompiers, le 112 comme numéro d’urgence européen. Pour les conseils, le numéro vert Canicule Info Service au 0 800 06 66 66 fonctionne pendant les épisodes de chaleur. En attendant les secours, on place la personne à l’ombre, on la rafraîchit, on la fait boire par petites gorgées. Un détail qui sauve : en cas de coup de chaleur, il est déconseillé de prendre de l’aspirine, des anti-inflammatoires ou du paracétamol pour la fièvre, ces médicaments pouvant aggraver les symptômes.

En somme

La canicule n’est pas une fatalité qu’on subit, c’est une période qui se traverse en empruntant aux cultures qui l’ont apprivoisée bien avant nous. Ralentir aux heures chaudes, fermer puis ouvrir au bon moment, choisir son eau, surveiller ses traitements, mutualiser les lieux frais plutôt que multiplier les machines, et renouer avec ses voisins. Un nourrisson, un sportif, une personne âgée sous diurétiques ne courent pas les mêmes risques, et toute la justesse tient dans cette nuance.

Cette lecture du corps qui s’adapte, qui transpire, qui régule, qui s’épuise, est au cœur de mon travail de praticien. Si vous souhaitez comprendre plus largement comment soutenir votre terrain face aux agressions du quotidien, climatiques ou autres, j’ai rassemblé trente ans d’observations cliniques dans Reconquérir son immunité, paru chez Yarâa éditions et disponible sur Amazon. Thierry Morfin.

L’immunité ne se renforce pas, elle se restaure

Dans ma pratique, je vois arriver régulièrement des personnes épuisées d’avoir tout essayé. Les cures de vitamine C, les gouttes à la propolis, les champignons médicinaux en gélules, les probiotiques changés tous les trois mois. Tous ceci sur les conseils des publicités, des influenceurs, de Tik Tok et aujourd’hui ceux de Chat GPT. Des mis en avant souvent par effet de mode et sorties du contexte de vie de la personne. Les messages : « Renforcer », « stimuler », « booster ». Et pourtant, elles retombent malades au premier coup de froid. Les propriétés d’une plante ou d’un complément alimentaire ne sont pas la solution ultime. C’est le terrain personnel de la personne qu’il faut d’abord prendre en compte. Et qui connait son terrain ou sait ce que c’est que le terrain ? (voir « À la source de nos maladies »)
Pour revenir à l’immunité, ce n’est pas un muscle qu’on gonfle. C’est un équilibre qu’on restaure. Tant qu’on n’a pas compris cette nuance, on dépense de l’énergie et de l’argent à pousser un système qui n’a pas besoin d’être poussé mais il faut plutôt apprendre à entendre ses réels besoins.

Pourquoi « renforcer » son immunité ne veut rien dire

L’image du bouclier qu’on veut rendre indestructible comme celui du « Captaine America » des héros Marvel est rassurante, et c’est exactement pour cela qu’elle se vend si bien. Le marché du complément alimentaire repose sur cette promesse : « — Ajoutez quelque chose, et vous serez protégé ! » Or le système immunitaire ne fonctionne pas par addition. Il fonctionne par régulation.
Une réponse immunitaire trop faible laisse passer une partie des agressions. Une réponse trop forte, trop sollicitée sans arrêt, se retourne contre le corps, et c’est là tout le terrain des inflammations chroniques et des maladies auto-immunes. Cette même immunité, lorsqu’elle se dérègle dans l’autre sens, se met à réagir contre des éléments inoffensifs, ce qui explique les terrains allergiques dont je parle dans mon article sur les allergies saisonnières. Ce que cherche un organisme sain, ce n’est pas la puissance maximale. C’est la justesse. Un système immunitaire performant est avant tout un système qui sait agir ou non quand il faut avec discernement.
Vouloir le renforcer sans comprendre cet équilibre, c’est appuyer sur l’accélérateur d’une voiture dont on ignore si les freins fonctionnent.

Le terrain, cette notion que la naturopathie n’a jamais oubliée


Au dix-neuvième siècle, deux hommes se sont opposés sur une idée qui nous concerne encore aujourd’hui. Pour l’un, la maladie venait du microbe. Pour l’autre, elle venait du terrain qui laissait le microbe prospérer. L’histoire a retenu surtout le premier, parce que sa vision permettait des solutions simples et reproductibles. Mais le terrain n’a jamais cessé d’avoir raison dans l’ombre.
Le terrain, c’est l’ensemble de ce qui fait qu’un même virus affaiblit une personne et glisse sur une autre. La qualité du sommeil. L’état du microbiote intestinal, où se joue une part immense de la régulation immunitaire. La charge de stress accumulée, qui épuise la réponse adaptative à bas bruit. L’alimentation, les rythmes, la lumière reçue, la respiration. Rien d’ésotérique là-dedans. La biologie moderne confirme aujourd’hui ce que les médecines anciennes pressentaient. On ne tombe pas malade par hasard, on tombe malade sur un terrain propice.
Dans ma pratique, je le constate tout au long de l’année. La différence n’est presque jamais dans le microbe. Elle est dans le sol où il atterrit.

Ce que vos émotions font à vos défenses


On parle volontiers du sommeil, de l’intestin, de l’alimentation. On oublie presque toujours le facteur que je vois pourtant peser le plus lourd en consultation : l’état émotionnel. Le fond sur lequel une personne vit depuis des années marque son terrain bien plus profondément que l’humeur d’un jour.
La peur en est le premier visage. Une frayeur passe, fait son travail d’alerte, puis s’efface. Tout change lorsqu’elle s’installe et veille en silence, lorsqu’elle contracte le ventre au réveil et entache sombrement chaque décision. Cette peur durable puise dans une réserve profonde, la même source d’où le corps tire de quoi fabriquer ses défenses au plus intime de lui. À force d’alerte permanente, cette réserve s’épuise, et tout le terrain immunitaire se trouve appauvri à la racine. J’ai vu des immunités redémarrer le jour où une peur de type fatalité a été reconnu et vaincu par de l’optimisme et l’expression ravivée de sa propre créativité.
Le souci en est le second visage. L’inquiétude qui tourne en boucle ronge une autre fonction. Celle qui nous relie à notre élan profond et à ce que nous sommes venus faire. Une personne coupée de cet élan se défend moins bien, et cela n’a rien d’une image.
Penser positif ne suffit pas à écarter la maladie, et je me méfie de cette facilité. Les souffrances du corps prennent souvent racine dans les souffrances de l’âme, sans que l’inverse mécanique existe jamais. Ce que je dis est plus simple et plus exigeant. On ne peut pas restaurer un terrain immunitaire en ignorant la vie émotionnelle de celui qui l’habite. Tant qu’on traite le corps comme une machine séparée de celui qui ressent, on soigne une moitié d’homme.

Restaurer plutôt que stimuler : ce que cela change concrètement


Restaurer un terrain immunitaire, ce n’est pas un protocole de plus à empiler sur les précédents. C’est souvent commencer par enlever, comme le disait Épicure, plutôt que d’ajouter. Alléger ce qui surcharge le système (voir « Détox de printemps« ) avant de chercher à le soutenir.
Cela demande de regarder le sommeil en premier, parce qu’une nuit fragmentée désorganise la réponse immunitaire plus sûrement qu’aucune carence. Cela demande de soigner l’intestin, où réside une grande part de l’immunité, plutôt que de bombarder l’organisme de stimulants. Cela demande enfin de traiter le stress chronique pour ce qu’il est : un facteur biologique majeur d’épuisement immunitaire, et non un simple inconfort psychologique.
C’est plus lent qu’une cure. C’est aussi infiniment plus durable.

Ce que je recommande en premier

Quand quelqu’un me demande par où commencer, je ne réponds jamais en conseillant en premier un complément. Je questionne sur le sommeil. Avant toute autre chose, observez vos nuits sur deux semaines : heure de coucher, réveils, qualité du réveil au matin. C’est gratuit, c’est révélateur, et dans la majorité des cas c’est là que se cache la première fuite d’énergie immunitaire.
La seconde recommandation tient en une question à se poser à chaque repas : est-ce que je nourris mon microbiote (voir l’article sur le microbiote), ou est-ce que je le fatigue ? Les fibres végétales, les aliments fermentés, la variété font plus pour vos défenses que n’importe quel flacon. Ces deux leviers ne coûtent rien et travaillent en profondeur, là où les cures ne font que passer.
La troisième, c’est sur l’exercice physique. Ne serait-ce que 3O minutes de marche, dans un parc ou une forêt près de chez soi quand c’est possible. Cela fait circuler le sang qui s’oxygène, se débarrasse des déchets et vide le mental.

Reconquérir un équilibre, pas gagner une bataille


L’immunité n’est pas une guerre permanente contre un monde hostile. C’est une conversation continue entre votre corps et son environnement, une conversation qui peut se rétablir quand on cesse de la brusquer. Le vocabulaire de la performance et du combat, dont le marketing de la santé raffole, nous éloigne de cette vérité simple. On ne reconquiert pas son immunité en frappant plus fort. On la reconquiert en redonnant au terrain les conditions de son propre équilibre.


C’est cette lecture du terrain immunitaire, nourrie de trente ans d’observations en consultation, que j’ai rassemblé dans mon livre « Reconquérir son immunité« , paru aux éditions Yarâa. Si vous souhaitez aller plus loin que les promesses toutes faites et comprendre ce qui se joue vraiment dans votre corps, vous y trouverez une approche entière, multidimensionnelle, patiente, et résolument fidèle aux mécanismes du vivant.
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Microbiote et immunité : le lien que la médecine conventionnelle tarde à expliquer

Quand un patient arrive en consultation avec des infections à répétition, une fatigue chronique qui ne cède pas au repos, ou une peau qui réagit à tout sans raison apparente, la première question que je pose n’est pas : « Quel médicament prenez-vous ? », c’est plutôt : « Comment va votre intestin ? » La réponse surprend souvent. Le lien entre l’intestin et l’immunité n’est pas encore entré dans la culture médicale courante, malgré des décennies de recherche qui le confirment.

L’intestin, premier organe immunitaire du corps

Soixante-dix pour cent de nos cellules immunitaires résident dans la muqueuse intestinale. Ce chiffre, issu de la recherche en immunologie, dit tout sur la priorité à donner à l’intestin quand on parle de défenses naturelles. La muqueuse intestinale est une barrière d’une finesse remarquable (une seule couche de cellules épithéliales sépare le contenu de l’intestin du reste de l’organisme). Derrière cette barrière se trouvent des plaques de Peyer, des agrégats de tissu lymphoïde qui surveillent en permanence ce qui passe, distinguent l’ennemi de l’allié, et envoient des signaux à tout le système immunitaire. C’est un poste de surveillance permanent, actif vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ce qui nourrit et maintient ce système, ce sont les bactéries du microbiote intestinal. Sans elles, la muqueuse s’affaiblit, les cellules immunitaires reçoivent moins de signaux de régulation, et l’organisme perd progressivement sa capacité à distinguer une vraie menace d’une fausse alarme. Le résultat se manifeste de façons très différentes selon les individus : infections à répétition chez certains, inflammations chroniques chez d’autres, allergies ou maladies auto-immunes pour d’autres encore suite à des antécédents de type chronique. Aucun protocole ne vaut pour tout le monde de la même façon, car chaque terrain réagit selon son tempérament, une logique que je développe dans mon article sur les huiles essentielles en fonction des tempéraments.

Ce que le microbiote fait concrètement pour votre immunité

Le microbiote intestinal n’est pas un simple hôte passif. C’est un acteur central de votre immunité, qui travaille sur plusieurs fronts simultanément. Il produit des acides gras à chaîne courte, notamment le butyrate, qui nourrissent les cellules de la muqueuse intestinale et maintiennent l’intégrité de la barrière (Voir l’article sur « L’immunité »). Une muqueuse bien nourrie est une barrière étanche qui laisse passer les nutriments et bloque les pathogènes. Une muqueuse appauvrie en butyrate devient perméable, et c’est là que commencent les problèmes systémiques. Il régule la production de cytokines, ces molécules messagers qui orchestrent la réponse immunitaire. Un microbiote diversifié produit des cytokines anti-inflammatoires qui tempèrent les réponses excessives. Un microbiote appauvri laisse le terrain libre aux cytokines pro-inflammatoires, ce qui explique pourquoi la dysbiose intestinale est associée à des états inflammatoires chroniques de bas grade. Une inflammation diffuse, silencieuse, qui use l’organisme sans déclencher de symptôme franc. Il dialogue directement avec le cerveau via le nerf vague, influençant la production de sérotonine et la régulation du système nerveux autonome. C’est ce lien qui explique pourquoi le stress chronique dégrade le microbiote, et pourquoi un microbiote dégradé aggrave l’anxiété. Un cercle vicieux que je vois se refermer régulièrement en consultation.

Les ennemis silencieux du microbiote

Dans ma pratique, les facteurs qui dégradent le microbiote le plus rapidement sont rarement spectaculaires. Ce sont des habitudes ordinaires, accumulées sur des années, dont l’effet cumulatif finit par se lire dans les analyses biologiques et dans l’état général du patient. Les antibiotiques en premier lieu — non pas qu’il faille les fuir systématiquement, mais leur impact sur la diversité bactérienne intestinale est brutal et durable. Une cure d’antibiotiques peut réduire la diversité du microbiote de 30 à 50%, et la reconstruction spontanée, sans accompagnement, prend plusieurs mois. L’alimentation ultra-transformée ensuite. Les émulsifiants, conservateurs et édulcorants présents dans les produits industriels modifient la composition du microbiote de façon mesurable, même à des doses considérées comme « acceptables » par la réglementation (voir « Marre des toxines »). Les bactéries bénéfiques ne se nourrissent pas de ces substances. Elles disparaissent progressivement, laissant la place à des espèces opportunistes. Le stress chronique, enfin. Via le cortisol et ses effets sur la motilité intestinale, il modifie l’environnement dans lequel vivent les bactéries et favorise les espèces les plus résistantes aux conditions adverses — qui ne sont pas nécessairement les plus bénéfiques pour l’immunité. Quand cet équilibre se rompt durablement, certaines levures profitent du terrain laissé libre et s’installent, un phénomène que j’observe souvent en consultation et dont j’ai détaillé les mécanismes dans mon article sur la candidose intestinale.

Ce que j’observe en consultation

Les patients qui arrivent avec un microbiote sévèrement appauvri présentent presque toujours le même tableau clinique : fatigue persistante malgré un sommeil suffisant, ballonnements ou inconfort digestif après les repas, peau réactive, rhumes fréquents ou longs à guérir, et souvent une sensibilité accrue au stress émotionnel. Ce tableau n’a pas de nom dans la médecine conventionnelle. Chaque symptôme est traité séparément — un antihistaminique pour la peau, un antispasmodique pour l’intestin, un anxiolytique pour le stress. Le microbiote, lui, n’est jamais regardé. Pourtant, les analyses de microbiote disponibles aujourd’hui permettent d’objectiver cet appauvrissement. Je les utilise régulièrement comme point de départ d’un accompagnement. Ce que les chiffres révèlent confirme systématiquement ce que l’observation clinique laissait deviner.

Ce que je recommande pour reconstruire le terrain intestinal

La reconstruction du microbiote n’est pas une affaire de compléments pris trois semaines. C’est un travail de fond, progressif, qui demande de la constance. Les fibres fermentescibles d’abord qui constituent le substrat dont se nourrissent les bactéries bénéfiques. Ail, oignon, poireau, artichaut, banane légèrement verte, légumineuses, céréales complètes. Une introduction progressive évite les fermentations excessives qui découragent les bonnes volontés. Les aliments fermentés ensuite, consommés régulièrement plutôt qu’en cure ponctuelle. Kéfir, yaourt au lait entier, choucroute crue, miso, kimchi (voir « Les dangers du tout pasteurisé). Ces aliments apportent des bactéries vivantes et diversifiées qui enrichissent le microbiote à condition que la muqueuse soit suffisamment saine pour les accueillir. Les probiotiques ciblés enfin, choisis en fonction du tableau clinique et non pas achetés au hasard en pharmacie. Toutes les souches ne font pas la même chose. Un accompagnement personnalisé fait ici toute la différence entre un résultat mesurable et une dépense inutile. En parallèle, la réduction des perturbateurs (stress, alimentation industrielle, antibiotiques non indispensables) est aussi importante que les apports positifs. On ne remplit pas un seau percé.

Pourquoi ce lien tarde à entrer dans la pratique médicale courante

La recherche sur le microbiote est récente au regard de l’histoire de la médecine. Les études fondatrices datent des années 2000 à 2010. Le temps que la science traverse les étapes de validation, entre dans les formations médicales et change les pratiques, il se passe généralement une génération. En attendant, la naturopathie travaille sur ce terrain depuis longtemps parce qu’elle a toujours considéré l’intestin comme un organe central de la santé globale. Si vous souhaitez comprendre comment votre microbiote influence votre immunité et ce que vous pouvez faire concrètement pour le reconstruire, j’ai consacré un chapitre entier à cette question dans Reconquérir son immunité, paru en mai 2026 aux éditions Yarâa. Trente ans d’observations condensés en une lecture du terrain immunitaire pour aider à comprendre votre corps avant de le traiter et d’une manière inédite.

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217 pages – ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1098513404

Pourquoi êtes-vous épuisé en plein été ?

Dans ma pratique, le mois de juillet amène toujours les mêmes visages. Des personnes qui reviennent de deux semaines de vacances plus fatiguées qu’au départ, qui n’arrivent pas à comprendre pourquoi leur corps ne répond plus, qui dormaient mal malgré la chaleur, qui ont mangé différemment, bu davantage, bougé plus ou moins, et qui repartent avec le sentiment diffus que quelque chose ne fonctionne pas comme prévu. Elles pensent que l’été devrait les régénérer. Elles ont tort ou plutôt, elles attendent de leur corps quelque chose que leur terrain ne peut pas encore leur donner.

L’été sollicite votre système immunitaire autant que l’hiver

On croit volontiers que l’immunité n’est qu’un sujet de préoccupation qu’à partir d’octobre, avec les premiers rhumes et les premières angines. C’est une croyance trompeuse. En réalité, pendant la période estivale, la chaleur est aussi une contrainte physiologique majeure. Elle oblige l’organisme à maintenir sa température interne stable malgré un environnement qui pousse dans la direction opposée. Ce travail de thermorégulation mobilise des ressources immunitaires et métaboliques considérables, en silence, sans que vous en ayez conscience.

Ajoutez à cela l’exposition solaire prolongée, qui produit de la vitamine D bénéfique mais génère aussi un stress oxydatif cutané important, et la modification brutale des rythmes de sommeil et d’alimentation propres aux vacances. L’organisme s’adapte à tout cela mais à quel prix ? Et si le terrain de départ est déjà fragilisé, ce coût se paye en fatigue, en irritabilité, en digestion capricieuse, parfois en petite fièvre ou en infection opportuniste qui surgit au moment où l’on s’y attend le moins.

Le foie, organe de l’été qui travaille en silence

En médecine traditionnelle chinoise, l’été est la saison du Cœur. Mais dans ma pratique quotidienne, c’est le foie qui retient toute mon attention en cette période. L’été amplifie les excès : grillades répétées, alcool en terrasse, crèmes solaires chargées en perturbateurs endocriniens, eau chlorée des piscines absorbée par la peau. Tout cela transite par le foie, qui filtre, neutralise, transforme. Un foie déjà chargé par une année de stress, d’alimentation raffinée et de médications répétées ne dispose pas des réserves pour absorber cette surcharge saisonnière sans broncher.

Les symptômes qui s’en suivent sont décrit par les personnes qui en souffrent sans l’associer à cette surcharge de travail de leur foie : une fatigue qui frappe surtout en fin d’après-midi, des nausées légères après les repas, une peau qui réagit davantage au soleil qu’à l’accoutumée, un sommeil qui ne récupère pas vraiment malgré les heures allongées avec parfois des réveils nocturnes vers 3-4 heures du matin. Ce ne sont pas des coups de chaleur. Ce sont des messages du terrain hépatique qui demande du soutien.

Le microbiote déstabilisé par le changement de rythme

La recherche de ces dernières années a confirmé ce que la naturopathie observe depuis longtemps : l’intestin est le premier organe de l’immunité. Soixante-dix pour cent de nos cellules immunitaires résident dans la muqueuse intestinale et dépendent directement de l’équilibre du microbiote pour fonctionner. Or l’été déstabilise cet équilibre de façon prévisible et systématique.

Les repas changent de composition, d’horaire et de cadence. On mange plus de crudités et de fruits, ce qui est une bonne chose, mais aussi plus de glaces, de boissons sucrées, de charcuteries en pique-nique. On prend des antibiotiques pour une infection de voyage ou une otite. On chlore l’eau que l’on boit différemment selon les pays traversés. Chacun de ces changements modifie la diversité bactérienne intestinale. Un microbiote appauvri produit moins d’acides gras à chaîne courte, moins de sérotonine, moins de signaux immunorégulateurs. La fatigue qui s’ensuit a son lit dans les intestins.

Dans ma pratique, une cure de probiotiques ciblée et une attention particulière à la qualité des fibres fermentescibles avant et pendant les vacances changent radicalement la façon dont le corps traverse l’été.

Ce que je recommande

Trois gestes se dégagent chez ceux qui reviennent de vacances en forme plutôt qu’à plat. Soutenez votre foie pendant dix jours avant le départ avec une plante biliaire simple : artichaut, chardon-marie ou romarin en infusion, avant les repas du soir. Ce n’est pas spectaculaire. Mais c’est souvent suffisant pour que la fatigue d’après-repas recule dans la semaine.

Ajoutez chaque matin, à jeun, un verre d’eau tiède avec le jus d’un demi-citron. Cette habitude simple active la sécrétion biliaire et prépare le terrain digestif pour la journée.

Réintroduisez un probiotique multi-souches pendant tout le mois de juillet si vous en avez arrêté un en cours d’année, ou si vous avez pris des antibiotiques dans les six derniers mois. Le terrain intestinal se reconstruit lentement. Alors, mieux vaut commencer avant les signes d’effondrement.

Les fibres fermentescibles méritent une attention particulière. On les trouve dans l’ail, l’oignon, le poireau, l’artichaut, la banane légèrement verte, les légumineuses et les céréales complètes. Ce sont elles qui nourrissent les bactéries bénéfiques du microbiote et maintiennent sa diversité pendant les changements alimentaires de l’été. Un microbiote bien nourri en fibres fermentescibles résiste mieux aux perturbations saisonnières qu’un microbiote supplémenté en probiotiques sans substrat pour les nourrir. Les deux vont ensemble.

La fatigue estivale n’est pas une fatalité

Ce que j’ai appris en trente ans de pratique naturopathique, c’est que le corps ne se trompe jamais de signal. Quand il fatigue en été, c’est qu’il est en train d’utiliser ses réserves pour compenser un terrain qui n’a pas eu le temps de se consolider. Pour soutenir un organisme qui s’épuise, certaines plantes tiennent une place de premier plan, et j’ai consacré un article entier à l’une des plus précieuses, la schisandra, ainsi qu’un autre au stress et à l’ashwagandha. L’immunité se reconquiert donc, et l’été peut redevenir une saison de régénération réelle plutôt qu’une course d’obstacles physiologique.

Si vous souhaitez comprendre en profondeur comment fonctionne votre terrain immunitaire et ce que vous pouvez faire concrètement pour le renforcer saison après saison, j’ai rassemblé trente ans d’observations dans Reconquérir son immunité, disponible sur Amazon. Ce livre n’est pas un manuel de plus sur les vitamines. C’est une lecture du corps dans sa globalité, le terrain, les émotions, les saisons, les organes-clés, pour que vous compreniez enfin pourquoi vous réagissez comme vous réagissez, et comment changer la donne durablement.

Voir aussi : Jambes lourdes et chaleur : les vrais remèdes naturels, et Canicule : protéger chacun selon son âge et son activité

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Naturopathie et plantes médicinales, quelle différence ? Ce que trente ans de pratique m’ont appris…

Dans ma pratique, je reçois régulièrement des personnes qui arrivent avec une liste de plantes, de compléments, de protocoles glanés sur internet, l’IA ou dans des ouvrages spécialisés. Elles ont fait des recherches sérieuses, elles ont pris le temps de comprendre. Et pourtant, malgré tout ceci, les symptômes réapparaissent. Parfois ils se déplacent. La question qu’elles me posent généralement est toujours la même. Pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi ça revient régulièrement ?
La réponse tient en une phrase, et elle bouscule souvent ce qu’on croit savoir sur la santé naturelle. La naturopathie, ce n’est pas soigner principalement avec des plantes médicinales. La plante seule n’est pas la solution. Et ce n’est pas une gomme. Il faut comprendre la source et ne pas simplement faire disparaître le symptôme car, oui, on risque d’avoir le même comportement qu’avec un médicament de synthèse quand on se soigne avec une plante médicinale. Soigner naturellement ne signifie pas remplacer un médicament par une plante.

Plantes médicinales ou naturopathie, deux façons de lire un symptôme

Un exemple : quand une angine se déclare, deux lectures sont possibles. La première est symptomatique. Il y a une inflammation de la gorge, une infection bactérienne ou virale. Il faut alors réduire cette inflammation et soutenir le système immunitaire. On va vers le thym, la propolis, l’échinacée, la vitamine C. C’est une réponse légitime, utile, souvent efficace à court terme. C’est aussi exactement ce que fait la médecine allopathique avec d’autres outils. L’antibiotique remplace la propolis, l’anti-inflammatoire remplace le thym, mais la logique reste identique. Supprimer le signal. Faire taire le message du corps, la manifestation mais pas qui sont les manifestants.
La deuxième lecture est naturopathique. Elle pose une question différente, plus inconfortable : pourquoi cette personne, à ce moment précis de sa vie, avec ce terrain particulier, a-t-elle développé cette angine ? Que dit ce symptôme sur l’état de son immunité, sur sa charge émotionnelle, sur ses habitudes alimentaires des dernières semaines, sur la saison et ce qu’elle lui demande physiologiquement ? La plante intervient dans cette deuxième lecture aussi, mais elle est choisie pour ce terrain-là, pas pour ce symptôme-là. Ce sont deux philosophies du soin. Pas deux niveaux de la même philosophie, deux philosophies distinctes, avec des présupposés, des objectifs et des limites différents.

Ce que le corps dit vraiment

La médecine symptomatique, qu’elle soit conventionnelle ou naturelle, part d’un postulat implicite. Le symptôme est le problème. On le réduit, on le supprime, on le contrôle. Quand il disparaît, on considère que le problème est résolu.
La naturopathie part d’un postulat inverse. Le symptôme est une réponse. Une réponse intelligente d’un organisme qui cherche à maintenir son équilibre face à une perturbation qu’il ne parvient plus à compenser seul. Supprimer la réponse sans comprendre la perturbation, c’est couper le fil du téléphone parce qu’on ne veut pas entendre la nouvelle.
En trente ans de consultation, j’ai observé que les personnes qui tombent régulièrement malades ne souffrent pas d’un manque de plantes médicinales. Elles souffrent d’un terrain qui n’a pas été lu, compris et soutenu dans sa globalité. Ce terrain se construit sur des années, par l’alimentation, le sommeil, la gestion des émotions, les héritages familiaux, les surcharges organiques accumulées, les chocs qui ont laissé une empreinte dans le corps sans jamais avoir été intégrés. Lire ce terrain, c’est le travail du naturopathe. Pas prescrire une plante.

La confusion légitime, pourquoi est-elle utile ?

Je comprends la confusion. Elle est même, d’une certaine façon, nécessaire. Il existe des stades dans la façon dont un être humain appréhende sa santé. Le premier est celui de la délégation totale, au médecin, à l’autorité médicale, au système. Le deuxième est celui de la prise en charge partielle. On cherche des alternatives, on s’intéresse aux plantes, on commence à lire des étiquettes et à poser des questions. Le troisième est celui de la compréhension globale, où l’on commence à se voir comme un terrain vivant, façonné par une histoire, des émotions, des saisons, des choix.
Chacun de ces stades est légitime. Chacun correspond à un moment du chemin. Un livre de recettes à base de plantes médicinales répond aux besoins du deuxième stade. La naturopathie, telle que je la pratique et l’enseigne, s’adresse principalement au troisième. Ce n’est pas une hiérarchie de valeur. C’est une question de maturité du questionnement, et cette maturité se développe à son propre rythme, qu’aucun praticien ne peut forcer.

Ce que mes livres cherchent à faire

Quand j’écris, j’écris depuis la pratique. Depuis ce que j’observe jour après jour, année après année. En ce qui concerne « Ma bible de la naturopathie » il en est de même. C’est une introduction à une façon de penser le corps, globale et dynamique, qui refuse de séparer le physique de l’émotionnel, l’organe de l’histoire de vie, le symptôme du terrain qui l’a rendu possible.
Reconquérir son immunité, paru en mai 2026 aux éditions Yarâa, va plus loin dans cette direction. Il s’adresse à ceux qui ont compris que leur immunité n’est pas une forteresse à défendre avec des compléments, mais un terrain à comprendre, à lire, à accompagner avec une cohérence qui touche à tous les aspects de leur vie.
Si vous cherchez une liste de plantes à prendre contre les infections hivernales, ce livre n’est pas cela. Si vous cherchez à comprendre pourquoi votre corps réagit comme il réagit, et quels leviers profonds permettent de changer durablement la donne. Alors vous verrez des portes s’ouvrir sur de nouvelles compréhensions qui vous aideront à plus d’autonomie et plus d’efficacité dans l’accompagnement de votre santé.

La vraie question à se poser

La prochaine fois que vous ressentez un symptôme, une fatigue, une infection, une douleur qui revient, avant de chercher la plante qui le soulage, demandez-vous ce que votre corps essaie de vous dire que vous n’avez pas perçu avec le bon langage. C’est la question fondamentale en naturopathie. Elle ne remplace pas le geste thérapeutique. Elle le précède, elle lui donne un sens, elle transforme le soin en compréhension plutôt qu’en suppression. Et c’est ce qui est au cœur de tout ce que je pratique et que j’écris.

Thierry Morfin, naturopathe à Paris depuis trente ans, formé à l’école Marchesseau. Fondateur de Yarâa éditions, auteur de Ma bible de la naturopathie (Leduc.s, 2017, 30 000 exemplaires) et de Reconquérir son immunité (Yarâa éditions, 2026). Je reçois en consultation à Paris et à distance.

Pour aller plus loin, mon nouveau livre qui vient de paraître : Reconquérir son immunité, disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/dp/B0H32NG4NJ ou sur le site des éditions Yarâa : https://www.yaraa.fr

Reconquérir son immunité, Thierry Morfin, Yarâa éditions, Mai 2026, 216 pages — ISBN 979-10-985134-0-4

Les dangers du « Tout pasteurisé »

Au nom de la santé publique, aujourd’hui, tous les aliments que nous mangeons sont pasteurisés. Pourtant, autrefois la conservation des aliments ne se faisait pas en les  pasteurisant. Il y avait la lacto-fermentation. Les aliments lacto-fermentés, tels que le yaourt, le kéfir, la choucroute et le miso, sont riches en bactéries bénéfiques qui consomment les sucres et produisent des enzymes essentielles souvent perdues dans les aliments cuits. Ces bactéries, comme les lactobacilles, renforcent la flore intestinale, améliorent la digestion et augmentent l’absorption des nutriments, contribuant ainsi à un système immunitaire plus robuste et à une réduction de l’inflammation .


Bienfaits pour la santé


• Renforcement du système immunitaire : les probiotiques aident à combattre les pathogènes et à maintenir un microbiote équilibré, réduisant le risque de maladies chroniques et de cancers.
• Amélioration de la digestion : les enzymes produites facilitent la digestion des glucides complexes et des protéines, réduisant les inconforts digestifs .
• Augmentation de la valeur nutritionnelle : la lacto-fermentation enrichit les aliments en vitamines (C, B, K) et minéraux (zinc, fer, magnésium) .

Une digestion au top

Les aliments lacto-fermentés ont plusieurs effets bénéfiques spécifiques sur le système digestif et plus particulièrement sur la flore intestinale :


• Enrichissement du microbiote : ils apportent des probiotiques naturels qui diversifient et équilibrent la flore intestinale.
• Assainissement : les bactéries lactiques présentes dans ces aliments suppriment les pathogènes, contribuant à assainir l’environnement intestinal.
• Renforcement du système immunitaire : en améliorant l’équilibre du microbiote, ils renforcent les défenses immunitaires intestinales.
• Amélioration de la digestion : les enzymes produits par la fermentation pré-digèrent certains nutriments, facilitant leur assimilation et réduisant les inconforts digestifs.
• Effet prébiotique : les fibres présentes dans les légumes lacto-fermentés nourrissent les bonnes bactéries intestinales.
• Réduction de l’inflammation : ils contribuent à corriger la perméabilité intestinale, participant ainsi à la diminution de l’inflammation chronique.
• Synthèse de vitamines : les bactéries lactiques produisent certaines vitamines (B, K) bénéfiques pour l’organisme.


Origines de la pasteurisation et du sucre raffiné


La pasteurisation, introduite par Louis Pasteur au 19ème siècle, vise à éliminer les microbes pathogènes mais détruit également les enzymes et les nutriments bénéfiques. Le sucre raffiné, quant à lui, est dépourvu de fibres et de nutriments, contribuant à l’augmentation des maladies métaboliques, cardiovasculaires et certains cancers.


Aliments lacto-fermentés à associer avec des aliments cuits


• Choucroute : accompagnez-la de pommes de terre ou de viande.
• Kéfir : ajoutez-le à des smoothies ou des céréales.
• Miso : utilisez-le dans des soupes ou des sauces pour des plats de légumes cuits.
• Cornichons : servez-les avec des sandwiches ou des plats de viande.
• Pain au levain : idéal avec des soupes ou des ragoûts.
Réintroduire ces aliments dans notre alimentation moderne permet de bénéficier de leurs nombreux bienfaits pour la santé, tout en diversifiant notre régime alimentaire.

Les effets de la pasteurisation sur le microbiote et les neurotransmetteurs du cerveau

La pasteurisation des aliments peut affecter indirectement la production de neurotransmetteurs dans le cerveau en modifiant le microbiote intestinal. Le microbiote joue un rôle crucial dans la synthèse de neurotransmetteurs comme la sérotonine, qui influence l’humeur et le comportement.

La pasteurisation élimine des bactéries bénéfiques nécessaires à la production de ces neurotransmetteurs. En réduisant la diversité microbienne, la pasteurisation peut perturber cet équilibre, potentiellement affectant la disponibilité des précurseurs et cofacteurs nécessaires à la synthèse des neurotransmetteurs.

Alors, avant de chercher quel est le meilleur régime alimentaire pour notre santé, n’oublions pas les bases fondamentales ! Les bonnes bactéries sont nos meilleures amies.

Régimes et effet yoyo

Mis en avant



Régime est bien souvent associé à une crainte : l’effet yoyo. Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais vous raconter une histoire. C’est une des nombreuses facéties d’un personnage que j’affectionne particulièrement et qui se racontent depuis des siècles en Turquie, dans le monde arabe voire en Chine.

Il s’agit de Nasreddine, un sage aux mille et une histoires, qui, à travers ses aventures, met en évidence des vérités sur nos comportements. Dans l’une d’elles, Nasreddine se trouve confronté à une souris particulièrement gourmande qui dévore son fromage. Un jour, un voisin, après la panne de son frigo, lui demande s’il peut stocker un énorme morceau de fromage chez lui. Nasreddine, confiant, accepte. Quelques jours plus tard, à la grande surprise des deux hommes, le fromage a disparu, et à sa place, une souris repue. Nasreddine, désemparé, demande à la souris : « Mais pourquoi ? On avait presque réussi ? »



Cette histoire illustre parfaitement le concept de l’effet yoyo. Tout comme Nasreddine pensait avoir discipliné la souris, nous pensons parfois avoir le contrôle total sur notre alimentation et notre corps. Mais la nature a ses propres plans.

Qu’est-ce que l’effet yoyo ?

L’effet yoyo décrit le cycle de perte et de regain de poids que de nombreuses personnes connaissent lorsqu’elles entament un régime. Vous perdez du poids, vous vous sentez bien, puis, petit à petit, les kilos reviennent, parfois en plus grande quantité. Ce phénomène peut être extrêmement frustrant, mais surtout, il peut avoir des conséquences néfastes sur la santé.

Les causes de l’effet yoyo

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’effet yoyo :
1. Régimes restrictifs : Les régimes très restrictifs sont difficiles à maintenir sur le long terme. Ils peuvent entraîner des carences nutritionnelles et une sensation constante de faim.
2. Métabolisme : Lorsque vous perdez du poids, votre métabolisme ralentit, rendant la perte de poids ultérieure plus difficile.
3. Facteurs psychologiques : Les régimes peuvent engendrer des sentiments de culpabilité, de privation, et une obsession autour de la nourriture.

Les conséquences de l’effet yoyo

L’effet yoyo n’est pas seulement décevant, il peut aussi être dangereux. Les fluctuations de poids peuvent augmenter le risque de maladies cardiaques, de diabète et d’autres complications médicales. De plus, la perte et la reprise constantes de poids peuvent avoir un impact négatif sur votre santé mentale, entraînant stress, anxiété, et une faible estime de soi.

Comment éviter l’effet yoyo ?

1. Approche équilibrée : Au lieu de suivre des régimes extrêmes, concentrez-vous sur une alimentation saine et équilibrée. Mangez des légumes, des fruits, des protéines maigres et des grains entiers.
2. Exercice : Une activité physique régulière peut aider à maintenir un poids santé et à stimuler le métabolisme.
3. Fixez des objectifs réalistes : Plutôt que de viser une perte de poids rapide, fixez-vous des objectifs à long terme.
4. Évitez la privation : Au lieu de vous priver de certains aliments, essayez de les consommer avec modération.

Avec la bonne approche, la connaissance et le soutien, il est possible de surmonter l’effet yoyo et de mener une vie saine et équilibrée.

Le collagène pour la jeunesse de la peau


Le collagène est une protéine essentielle pour la santé de la peau. Dans cet article, je vous indiquerai les différentes sources de collagène et ce qu’ils peuvent apporter à votre peau. J’aborderai également les méthodes naturelles pour stimuler la production de collagène, y compris des conseils inspirés de la longévité des habitants d’Okinawa.

Pourquoi le collagène ?
Le collagène est une protéine fibreuse qui constitue environ 30% des protéines totales dans notre corps. Il est essentiel pour la santé de notre peau, de nos os, de nos tendons et de nos ligaments. Pour la peau, le collagène agit comme une sorte de « colle » qui maintient l’élasticité et la fermeté.

Les bienfaits du collagène pour la peau

  • Réduction des rides
    Le collagène aide à maintenir l’hydratation de la peau, ce qui est crucial pour son apparence jeune.
  • Élasticité
    Il contribue également à l’élasticité de la peau, ce qui réduit l’apparence des rides et des ridules ou de la peau qui pend sous les bras.
  • Réduction des rides
    Des études ont montré que la consommation régulière de collagène peut réduire significativement l’apparence des rides.
  • Favorise la prise de muscle et faire sécher la graisse qui les enveloppe.

Les différents types de collagène et leurs utilisations
Il existe plusieurs types de collagène, mais les trois principaux types que l’on retrouve le plus souvent dans les suppléments et les produits de soins de la peau sont les suivants :

  • Type I : c’est le type de collagène le plus abondant dans le corps humain. Il est principalement présent dans la peau, les tendons, les ligaments et les os. Il est le plus efficace pour améliorer la santé de la peau et des cheveux.
  • Type II : ce type de collagène est principalement trouvé dans le cartilage. Il est souvent utilisé pour traiter des conditions comme l’arthrose.
  • Type III : ce type de collagène est souvent associé au type I et se trouve dans les muscles, les organes et les vaisseaux sanguins. Il est également bénéfique pour la peau.

Sources de matière première pour les types de collagène

Type I

  • Sources animales : bovins, poissons, porcs
  • Sources végétales: algues, levures
    Type II
  • Sources animales : cartilage de poulet, cartilage de requin
  • Sources végétales: non applicable, car le type II est principalement d’origine animale
    Type III
  • Sources animales : bovins, poissons, porcs
  • Sources végétales: algues, levures

Pourquoi choisir le collagène marin ?
– Meilleure Biodisponibilité
Le collagène marin est souvent plus facilement absorbé par l’organisme. Cela permet une efficacité accrue dans la régénération de la peau.
– Durabilité Écologique
Le collagène marin est souvent issu de sources durables, contrairement au collagène bovin ou porcin qui peut avoir un impact environnemental plus important, excepté l’utilisation du Ponga au Vietnam, voir ci-après.
– Moins de Risques d’Allergies
Le collagène marin présente souvent moins de risques allergéniques comparé aux autres formes de collagène, ce qui en fait une option plus sûre pour de nombreux utilisateurs.

Comparaison des Différentes Sources de Collagène Marin
– Collagène de Panga
Moins coûteux mais des questions environnementales et potentielles de contamination à prendre en compte.
– Collagène de Saumon Sauvage
Une excellente biodisponibilité, mais son coût est généralement plus élevé.
– Collagène de Poissons de Pêche Durable
Une option équilibrée offrant des avantages environnementaux et une bonne biodisponibilité.

Le Cas du Poisson Panga
Les Inconvénients Environnementaux

Le poisson Panga est souvent élevé dans des conditions peu écologiques. Son élevage intensif peut contribuer à la pollution de l’eau et à la destruction des habitats marins.
Risque de Contamination

Les fermes de Panga sont parfois sujettes à des problèmes de contamination, notamment par des métaux lourds ou des pesticides, ce qui peut se retrouver dans le collagène issu de cette source.

Du collagène hydrolisé pour bien l’absorber
Après avoir préféré le collagène issu des poissons, le collagène hydrolisé est une forme de collagène qui a été décomposée en molécules plus petites, ce qui le rend plus facilement assimilable par l’intestin. Le poids moléculaire du collagène hydrolisé varie généralement entre 3 000 et 5 000 daltons, ce qui permet une absorption optimale par l’organisme.

Pourquoi notre collagène se dégrade-t-il ?
Le collagène est une protéine essentielle qui donne à notre peau sa structure et son élasticité. Cependant, avec le temps, la production de collagène dans notre corps diminue, ce qui conduit à des signes visibles de vieillissement comme les rides et la perte d’élasticité de la peau. Voici quelques raisons pour lesquelles notre collagène se dégrade :

  • Vieillissement naturel
    C’est le facteur le plus évident. À mesure que nous vieillissons, notre corps produit moins de collagène, ce qui entraîne une perte d’élasticité et de fermeté de la peau.
  • Exposition au soleil
    Les rayons UV du soleil peuvent dégrader le collagène existant et inhiber la production de nouveau collagène.
  • Mauvaises habitudes alimentaires
    Une alimentation pauvre en antioxydants et riche en sucres et en graisses saturées peut contribuer à la dégradation du collagène.
  • Stress et manque de sommeil
    Le stress oxydatif et le manque de sommeil peuvent également accélérer la dégradation du collagène.
  • Pollution environnementale
    Les toxines et les polluants environnementaux peuvent contribuer à la dégradation du collagène.
  • Tabagisme
    Le tabagisme réduit la production de collagène et dégrade le collagène existant, ce qui accélère le vieillissement de la peau.

Les liens sociaux ont un impact sur la production de collagène

Le Rôle du contact physique

  • Réduction de l’Inflammation : le contact physique peut réduire les niveaux de cytokines inflammatoires, ce qui est bénéfique pour la peau et peut favoriser une production accrue de collagène.
  • Libération d’ocytocine : le contact physique, comme les câlins ou les massages, libère de l’ocytocine. Cette hormone a des effets anti-stress qui peuvent non seulement améliorer la santé de la peau, mais aussi stimuler la production de collagène.

Le Mystère de la longévité et de la santé de la peau à Okinawa
Ikigai : ce terme japonais signifie « raison d’être » et est un élément central de la vie à Okinawa. Avoir un ikigai donne un sens à la vie, réduit le stress et favorise un état d’esprit positif, ce qui a un impact direct sur la santé de la peau.

  • Cohésion sociale : les Okinawaïens maintiennent des liens sociaux forts tout au long de leur vie. Des cercles sociaux solides et un sens aigu de la communauté contribuent à réduire le stress, un facteur connu pour dégrader le collagène.
  • Activité physique : les habitants d’Okinawa ne se limitent pas à des exercices formels, mais intègrent l’activité physique dans leur quotidien. Que ce soit par la pêche, le jardinage ou la danse traditionnelle, ces activités maintiennent leur corps en mouvement.

Régime Alimentaire

  • Patate douce : c’est un aliment de base dans le régime Okinawaïen. Riche en vitamine A, elle aide à la réparation de la peau et à la production de collagène.
  • Tofu et Soja : ces aliments sont consommés presque quotidiennement et sont riches en isoflavones, qui peuvent aider à prévenir la dégradation du collagène.
  • Aliments fermentés : les aliments comme le miso et le natto sont riches en probiotiques, qui peuvent améliorer la santé intestinale. Un intestin sain peut favoriser une meilleure absorption des nutriments nécessaires à la production de collagène.

Pratiques Traditionnelles

  • Techniques de respiration et méditation : ces pratiques aident à réduire le stress oxydatif, un facteur qui peut accélérer la dégradation du collagène.
  • Thérapies à base de plantes : des herbes comme le Gotu kola sont utilisées dans des remèdes traditionnels pour améliorer la santé de la peau et stimuler la production de collagène.

Le Gotu Kola, plante qui stimule la production de collagène
Le gotu kola, également connu sous le nom de Centella asiatica, est une plante médicinale qui a été utilisée pendant des siècles dans la médecine traditionnelle asiatique, notamment en Chine et en Inde où elle fait partie intégrante de la médecine. Elle est surnommée l’Herbe à Tigre car autrefois ces félins venaient se rouler dans ces feuilles pour cicatriser leurs plaies. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés bénéfiques pour la peau. Le laboratoire Coréen Herborian en a fait un produit phare dans ses cosmétiques.

Propriétés et bienfaits

  • Stimulation du collagène : le gotu kola est riche en triterpénoïdes, des composés qui ont été démontrés pour stimuler la production de collagène.
  • Anti-inflammatoire : cette plante a également des propriétés anti-inflammatoires, ce qui peut aider à réduire les rougeurs et l’irritation de la peau.
  • Cicatrisation : le gotu kola est souvent utilisé pour accélérer la cicatrisation des plaies, grâce à sa capacité à augmenter la synthèse de collagène.

Les causes de la peau des bras qui pend après 60 ans

A 60 ans, dans la majorité des cas, on est en déficit de 50% de production de collagène. Les deux plus importantes causes sont :

  • Le vieillissement naturel : avec l’âge, la production de collagène diminue, ce qui entraîne une perte d’élasticité et de fermeté.
  • L’exposition au soleil : les dommages causés par le soleil peuvent accélérer la dégradation du collagène.

Solutions pratiques

  • Suppléments de collagène : considérez l’ajout de suppléments de collagène à votre régime alimentaire. Certains sont complétés avec de la vitamine C, de l’acide hyaluronique, du zinc ou de la vitamine D. Assurez-vous de choisir un produit pure et de haute qualité et consultez votre médecin avant de commencer tout nouveau régime de suppléments.
  • Exercice ciblé : des exercices comme les dips ou les extensions de triceps peuvent aider à tonifier les muscles sous-jacents, ce qui peut améliorer l’apparence de la peau.
  • Crèmes raffermissantes : des crèmes contenant des ingrédients comme le rétinol peuvent aider à stimuler la production de collagène. Appliquez régulièrement sur la zone des bras.
  • Traitements au laser : des traitements au laser comme le laser CO2 peuvent stimuler la production de collagène. Ces traitements doivent être effectués par des professionnels qualifiés.
  • Alimentation riche en antioxydants : consommez des aliments riches en antioxydants comme les baies, les légumes verts et les noix pour combattre les radicaux libres qui dégradent le collagène.
  • Hydratation : boire suffisamment d’eau peut aider à maintenir l’élasticité de la peau, ce qui peut être bénéfique pour la peau des bras.

Le collagène que vous devez éviter

Le collagène hydrolisé ne doit pas contenir les additifs suivants :

  • Édulcorants artificiels et sucres ajoutés : cela peut nuire à votre santé et entraîner une prise de poids.
  • Arômes naturels: la plupart des « arômes naturels » sont fabriqués chimiquement et déguisés en produits sains par les fabricants.
  • Conservateurs artificiels : pour prolonger la durée de conservation. Ils exposent le corps à des produits chimiques indésirables et nocifs.
  • Agents de remplissage à base de soja : ils sont utilisés pour remplir les produits et peuvent avoir un effet négatif sur l’équilibre en vitamines et en minéraux.

Quelques livres que je vous recommande


« Ikigaï : Le secret des japonais pour une vie longue et heureuse » par Héctor García et Francesc Miralles : une exploration de la philosophie de l’ikigai, très présente à Okinawa.

« La Méthode Anti-Âge » par le Dr Jean-Pierre Willem : ce livre aborde les différents moyens naturels pour lutter contre le vieillissement, y compris l’importance du collagène.

« La peau et les hormones » par Dr. Joëlle Adrien : ce livre explore les liens entre les hormones, comme l’ocytocine, et la santé de la peau.

« Le nouveau régime IG : index glycémique. Maigrir en maîtrisant sa glycémie » par Angélique Houlbert et Elvire Nérin : bien que centré sur la glycémie, ce livre aborde également l’impact de l’alimentation sur la peau.

« La Beauté vient de l’intérieur » par Dr. Paul Dupont : ce livre explore l’impact de l’alimentation et des compléments alimentaires sur la beauté et la santé de la peau.

Thierry Morfin, naturopathe, coach bien-être, Paris 15e

Quels sont les bienfaits de l’automne sur notre santé physique et mentale ?

A chaque saison, des changements de climat, d’activité et d’alimentation nous obligent à observer quelques règles pour notre bien-être. Remarquez les couleurs dorées, jaunes, orangées et rouges qui pourraient faire penser que la saison d’été qui l’a précédé a été absorbé par le feuillage de tout le règne végétal, à quelques exceptions près, avant qu’il ne retourne au sol, peut-être pour réchauffer les racines contre le froid de l’hiver à venir. C’est une saison que j’aime beaucoup et qui ravive mes souvenirs d’enfance avec le ramassage des châtaignes, des cèpes, la cueillette des pommes, des figues et la fête d’Halloween avec la sculpture des citrouilles, les décorations et les plats ensorcelants.

L’automne est une saison qui a énergie forte et paisible à la fois dont il faut tenir compte, car elle produit des richesses indispensables pour conserver de la chaleur dans le corps et dans l’esprit durant l’hiver. La médecine traditionnelle chinoise, très intégrative, holistique, en dévoile les secrets vieux de plus de 6000 ans d’observation. L’automne est une période de transition, non seulement pour la nature mais aussi pour notre corps et notre esprit. C’est le moment idéal pour harmoniser notre Qi et nous préparer à accueillir l’hiver en toute sérénité et tenir jusqu’au renouveau du printemps.

Alimentation et énergie vitale


L’automne est une saison qui nous invite donc à nous recentrer et à prendre soin de notre énergie vitale. L’alimentation joue un rôle crucial dans ce processus, et la Médecine Traditionnelle Chinoise offre des conseils précieux pour adapter notre régime alimentaire à cette saison particulière.

Les aliments de saison
L’automne est la saison des récoltes, et il est donc recommandé de cuisiner des aliments de saison. Les légumes racines comme les carottes, les potirons, les patates douces, les betteraves et les pommes de terre sont particulièrement bénéfiques. Les fruits comme les pommes et les poires sont également à privilégier.

Les saveurs à favoriser
Selon la MTC, chaque saison est associée à une saveur particulière. En automne, la saveur piquante est mise en avant. La saveur piquante amène l’énergie et les liquides vers la surface du corps, vers la peau pour éviter le dessèchement. Les condiments comme le gingembre, poivre, navets, radis, carottes, poireau, millet, cannelle, gingembre, ail, céleri, chou rave, oignon, piment (sauf contre-indications), châtaigne, pomme, poire, raisin, noix, riz, viande et poisson à chair blanche peuvent donc être intégrés dans votre alimentation pour stimuler le Qi.

Les aliments à éviter
Il est également important de savoir quels aliments éviter. La saveur piquante doit être consommée si vous avez une sensation de stagnation dans le corps (comme l’oppression de la poitrine) et une stagnation de ses fluides (mucosités des poumons difficiles à expectorer), de l’esprit (l’irritabilité) ou du sang (migraines, règles douloureuses). Elle est extériorisante. Les aliments froids et humides, tels que abricot, céleri, cèpe, ciboule, citron, concombre, coing, fraise, goyave, grenade, haricots azukis, kiwi, kumquat, lait fermenté, litchi, mandarine, mangue, orange, oseille, pamplemousse, pêche, poire, pomme, poulet, prune, raisin, sésame, tomate, vinaigre, melon d’eau, pastèque, légumes verts, myrtille, mûre, yaourt, laitage, algues, coquillages peuvent affaiblir le Qi en automne.

Conseils pratiques


Cuisson douce : Optez pour des méthodes de cuisson douces comme la cuisson à la vapeur ou les ragoûts pour préserver la qualité du Qi dans les aliments.

Hydratation : Bien qu’il fasse moins chaud en automne, il est toujours important de rester hydraté. Optez pour des tisanes chaudes plutôt que des boissons glacées.

Équilibre : N’oubliez pas d’équilibrer votre alimentation en incluant une variété de légumes, de protéines et de céréales complètes.

Les maladies de l’automne

Les maladies les plus courantes en automne sont souvent liées à des infections virales (rhumes, rhino-pharyngites, otites) et des allergies. La dépression ou les baisses de libido sont aussi plus importantes. Alors voici quelques remèdes naturels qu’il vous faut privilégier :

  • La gelée royale
  • La propolis
  • Le pollen frais
  • Les bourgeons de cassis
  • Le curcuma
  • La vitamine C
  • La vitamine D
  • Le gingembre ou le ginseng
  • L’échinacée
  • Les huiles essentielles d’Eucalyptus, de Cannelle, d’Orange douce ou de Patchouli

Les Organes et l’Automne


L’automne est une saison de transition qui nous invite à ralentir et à nous recentrer. Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise, chaque saison est associée à certains organes et à des aspects spécifiques de notre énergie vitale, ou Qi. En automne, les organes qui sont particulièrement mis en avant sont les poumons et le gros intestin. Le Gros Intestin correspond aussi au lâcher prise et au renouveau.

Les Poumons : le souffle de la vie
Les poumons sont considérés comme une « porte extérieure » dans la MTC. Ils sont responsables de la respiration et jouent un rôle crucial dans la circulation du Qi dans tout le corps. L’air que nous respirons est une source essentielle de Qi, et il est donc important de prendre soin de nos poumons pendant cette saison. Des exercices de respiration profonde, des promenades en plein air et même des techniques de méditation peuvent aider à renforcer les poumons. Les poumons sont aussi le territoire affectif qui gère les liens agréables, désagréables ou rompus.

Le Gros Intestin : l’élimination et le renouveau
Le gros intestin, quant à lui, est associé à l’élimination et au renouveau. C’est un bon moment pour détoxifier et se débarrasser de ce qui ne nous sert plus, que ce soit des habitudes alimentaires malsaines, des pensées négatives ou même des relations douloureuses. Une alimentation riche en fibres, en légumes de saison et en fruits peut aider à soutenir la fonction du gros intestin.

L’équilibre du Yin et du Yang
L’automne est également un moment pour équilibrer les énergies Yin et Yang dans le corps. Le Yin est calme, froid et réceptif, tandis que le Yang est actif, chaud et expansif. L’automne, étant une saison de transition, nous offre l’opportunité de trouver un équilibre entre ces deux forces opposées mais complémentaires.

Conseils Pratiques

  • Adoptez une routine quotidienne qui inclut des exercices de respiration pour renforcer les poumons.
  • Considérez l’ajout de légumes racines et de fruits de saison à votre alimentation pour soutenir le gros intestin.
  • Prenez le temps de méditer ou de pratiquer le Qi Gong pour aider à équilibrer le Yin et le Yang.

Activités pour les Émotions et l’Esprit


L’automne, avec son changement de lumière et de température, peut souvent affecter notre état émotionnel et mental. La Médecine Traditionnelle Chinoise nous offre des outils pour maintenir un équilibre émotionnel et un esprit clair pendant cette saison de transition

La méditation et la « Pleine Présence »
La méditation Pleine-Présence (mindfullness), état d’ouverture en lequel se vit la réalité telle qu’elle est, libre de jugement, peut être un excellent moyen de calmer l’esprit et de recentrer son énergie. Des techniques simples de pleine conscience, comme la méditation sur la respiration ou la marche méditative, peuvent être particulièrement efficaces.

Voici deux liens vers des vidéos en français qui pourraient vous être utiles :

  1. Qu’est-ce que la Pleine-Présence ?
  2. Méditation guidée de Pleine-Présence avec Fabrice Midal…

Le Qi Gong et le Tai Chi
Ces pratiques ancestrales chinoises sont excellentes pour équilibrer le Qi et maintenir un bon état de santé physique et mental. Elles combinent des mouvements physiques, la respiration et la méditation pour entretenir la vitalité et la sensation de bien-être.

Voici deux liens vers des vidéos en français qui pourraient vous être utiles pour trouver des positions de Qi Gong pour les méridiens du poumon et du gros intestin :

  1. Qi gong pour les poumons et le gros intestin
  2. 10 mn de QI GONG SPECIAL POUMONS (nettoyage des méridiens d’énergie)

La lecture et l’écriture
L’automne est également un bon moment pour la réflexion intérieure. La lecture de textes spirituels ou philosophiques peut nourrir l’esprit, tandis que l’écriture peut être une forme de méditation en soi, aidant à pacifier les pensées et les émotions.

Conseils Pratiques


Routine : Établissez une routine quotidienne qui inclut du temps pour la méditation ou d’autres pratiques spirituelles.

Nature : Passez du temps à l’extérieur pour vous connecter à la nature. Une simple promenade peut être très régénérante.

Communauté : Rejoignez des groupes ou des ateliers qui se concentrent sur le bien-être émotionnel et spirituel. Le soutien communautaire peut être très bénéfique.

Le Qi dans la Maison


L’automne n’est pas seulement une période pour prendre soin de notre corps, mais aussi de notre environnement immédiat. Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise, l’énergie vitale, ou Qi, circule non seulement en nous mais aussi autour de nous. Voici quelques conseils pour aménager votre maison de manière à favoriser un bon Qi en automne.

Les couleurs à privilégier
L’automne est associé à l’élément Métal, et les couleurs qui correspondent à cet élément sont le blanc, le gris et les métaux. Considérez l’ajout de ces couleurs dans votre décoration intérieure, que ce soit à travers des coussins, des rideaux ou des objets décoratifs.

Les objets et leurs emplacements
Fontaines d’eau: Placer une petite fontaine d’eau dans le salon peut aider à apaiser l’énergie.

Plantes : les plantes comme le bambou ou le ficus sont excellentes pour purifier l’air et améliorer le Qi.

Miroirs : Utilisez des miroirs pour agrandir les espaces étroits et améliorer la circulation du Qi, mais pas face à une porte, un lit ou une fenêtre.

Les parfums et encens
Les parfums peuvent également influencer le Qi. Optez pour des senteurs douces et apaisantes comme la lavande ou le jasmin. Vous pouvez utiliser des bougies parfumées, des huiles essentielles (Cannelle, Cèdre, Orange douce, Patchouli, Lavande) ou même de l’encens pour parfumer votre maison. Moi j’aime bien la qualité des encens japonais. Voici un lien qui pourraient vous être utiles :

Un site qui vous guide pour choisir le meilleur encens japonais.

Conseils pratiques


Nettoyage : Un nettoyage en profondeur est recommandé en automne pour éliminer l’énergie stagnante et faire place à une nouvelle énergie.

Désencombrement : L’automne est le moment idéal pour désencombrer votre maison. Faites le tri dans vos affaires et donnez ou vendez ce dont vous n’avez plus besoin.

Le saviez-vous ?

Les enfants qui naissent en septembre, octobre et novembre font partie du plus grand nombre de centenaires ! Alors, vous savez quoi faire après le jour de l’an… si vous voulez offrir à vos futurs enfants l’incroyable énergie de l’automne !

Thierry Morfin, naturopathe, coach bien-être, Paris 15e

Conscience et guérison

Visage bleue avec un regard

La complexité de la relation entre la conscience humaine et la matière qui compose notre existence a toujours captivé notre curiosité. Aujourd’hui, il faut sortir de la croyance d’une vie exclusivement matérielle. Il faut arrêter de croire que tout est à l’origine de la matière et que toutes les réponses sont à chercher ici. Le développement de la conscience peut apporter une nouvelle dimension à notre compréhension de la vie et de la maladie. Voici les quelques points qu’il est intéressant d’explorer pour initier une démarche dans cette approche qui ne s’enferme pas exclusivement dans la matière.

Les origines complexes des maladies

Les maladies humaines évoluent constamment, prenant souvent des formes de plus en plus complexes. Cependant, la perspective conventionnelle qui se concentre uniquement sur les aspects physiques des maladies peut souvent négliger des facteurs essentiels. Les traumatismes émotionnels non résolus, le stress chronique et d’autres éléments psychologiques peuvent influencer le développement et la progression des maladies. En adoptant une vision plus holistique qui intègre la conscience, nous pouvons mieux appréhender ces origines complexes et aborder la guérison de manière plus complète.

La puissance de la conscience dans le processus de guérison

La conscience humaine, souvent sous-estimée dans son rôle dans la guérison, peut avoir un impact significatif sur la santé physique et mentale. Les pratiques telles que la méditation, la visualisation et la thérapie axée sur la conscience ont démontré leur capacité à renforcer le système immunitaire, à réduire le stress et à favoriser la régénération cellulaire. Des études montrent que la combinaison de ces approches avec les traitements médicaux traditionnels peut améliorer les résultats globaux de guérison, soulignant ainsi l’importance d’une approche holistique.

Redéfinir le sens de la vie par la conscience

L’augmentation des maladies complexes dans notre société moderne s’accompagne souvent d’une perte de sens dans nos vies. La focalisation sur des aspects purement matériels peut contribuer à cette perte, nous privant d’une compréhension plus profonde de notre existence. C’est là que la conscience entre en jeu. Le développement de la maîtrise de soi et de la conscience peut nous aider à redéfinir le sens de la vie, à cultiver une paix intérieure face aux défis et à retrouver une connexion plus profonde avec notre propre existence.

Exploration spirituelle et guérison intégrative

Les traditions anciennes ont depuis longtemps intégré des pratiques spirituelles dans leurs approches de guérison. Ces approches reconnaissent le lien intrinsèque entre le corps, l’esprit et l’âme, offrant ainsi une vision holistique de la guérison. Les approches de guérison intégratives, qui combinent des traitements médicaux conventionnels avec des techniques centrées sur la conscience et la spiritualité, élargissent nos perspectives et nous encouragent à considérer tous les aspects de notre bien-être.

Équilibrer la conscience et la matière pour une guérison complète

De plus en plus d’études, de témoignages et de disciplines montre très clairement que la conscience joue un rôle fondamental dans la guérison des maladies et dans la compréhension des origines complexes. Une approche holistique qui intègre la conscience peut offrir des résultats plus complets et durables en matière de santé. En redéfinissant notre compréhension de la vie et de la maladie, en reliant notre conscience et le corps physique, nous pourrons aboutir à une guérison globale et profonde qui dépassera les frontières classiques.

Thierry Morfin, naturopathe, coach bien-être, Paris 15e

Schisandra : stress, concentration et bonne humeur

La schisandra (Schisandra chinensis) est une plante grimpante originaire des régions forestières d’Extrême-Orient, notamment de la Chine, de la Russie, de la Corée et du Japon. Elle est également connue sous les noms de « Baies aux cinq saveurs » ou « Baies de Wu Wei Zi » en médecine chinoise.

Depuis des milliers d’années, la schisandra est utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise pour ses propriétés médicinales. Elle est mentionnée dans des textes médicaux anciens tels que le « Shennong Ben Cao Jing », un traité chinois sur les herbes médicinales datant de l’époque de la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.). Elle est considérée comme une plante adaptogène, c’est-à-dire qu’elle aide le corps à s’adapter au stress et à maintenir un équilibre interne.

En médecine traditionnelle chinoise, la schisandra est utilisée pour tonifier les trois trésors (Jing, Qi et Shen) qui sont considérés comme les bases de la santé et de la vitalité. Elle est réputée pour ses propriétés tonifiantes, protectrices et régénérantes sur le système respiratoire, le système digestif, le système cardiovasculaire, le système nerveux, le système immunitaire et le foie.

La schisandra est également utilisée dans la médecine traditionnelle russe, où elle est connue sous le nom de « Limonsnik » ou « Limonnik Kitaisky ». En Russie, elle est traditionnellement utilisée pour renforcer la résistance au stress, améliorer la performance physique et mentale, stimuler l’endurance et augmenter la tolérance à l’effort.

Dans d’autres régions d’Extrême-Orient, comme la Corée et le Japon, la schisandra a également une longue histoire d’utilisation en médecine traditionnelle. Elle est considérée comme une plante adaptogène et est utilisée pour soutenir la fonction hépatique, renforcer le système immunitaire, améliorer la concentration et la mémoire, ainsi que pour ses propriétés anti-vieillissement.

La schisandra, un adaptogène pour lutter contre le stress

La schisandra (Schisandra chinensis) est une plante puissante et polyvalente utilisée depuis des siècles dans la médecine traditionnelle chinoise pour ses propriétés médicinales. Elle est considérée comme un adaptogène, une classe de plantes qui aident le corps à s’adapter au stress et à maintenir l’équilibre interne. La schisandra est souvent appelée « Baies aux cinq saveurs » en raison de son goût unique qui combine les saveurs douce, salée, amère, acide et piquante.

Le stress est devenu un problème majeur dans notre société moderne, avec des effets néfastes sur notre bien-être physique et mental. C’est là que la schisandra entre en jeu. En tant qu’adaptogène, elle aide le corps à faire face au stress de manière plus efficace, en soutenant les systèmes physiologiques et en réduisant les effets néfastes du stress sur le corps.

L’un des principaux mécanismes d’action de la schisandra est sa capacité à réguler les niveaux d’hormones liées au stress, notamment le cortisol. Le cortisol est souvent appelé « hormone du stress » car il est libéré en réponse aux situations stressantes. Des niveaux élevés de cortisol sur une longue période peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé, notamment en augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, de troubles du sommeil et de dysfonctionnement du système immunitaire.

La schisandra aide à équilibrer les niveaux de cortisol, en diminuant sa production excessive lors de situations stressantes et en augmentant sa production lorsqu’il est nécessaire pour maintenir les fonctions vitales du corps. Cela permet d’atténuer les effets néfastes du stress chronique sur le corps et de favoriser un état de bien-être général.

En plus de réguler les hormones du stress, la schisandra possède des propriétés adaptogènes qui aident à renforcer la résistance du corps face au stress. Elle agit en harmonisant les systèmes physiologiques, en améliorant la capacité du corps à s’adapter aux changements et en réduisant la sensibilité aux facteurs stressants.

De nombreux utilisateurs de schisandra rapportent des effets positifs sur leur capacité à gérer le stress quotidien. Ils témoignent d’une plus grande résilience émotionnelle, d’une amélioration de l’humeur, d’une diminution de l’anxiété et d’une meilleure capacité à se concentrer et à rester calme face aux défis de la vie quotidienne.

Marie, une utilisatrice de schisandra, partage son expérience : « Depuis que j’ai commencé à prendre de la schisandra, j’ai remarqué une réduction significative de mon niveau de stress. Je me sens plus calme, plus équilibrée émotionnellement et capable de gérer les situations difficiles avec plus de clarté mentale. Cela a vraiment fait une différence positive dans ma vie. »

Des études scientifiques ont également soutenu l’utilisation de la schisandra en tant qu’adaptogène pour lutter contre le stress. Une étude publiée dans la revue Planta Medica a révélé que la schisandra réduisait les symptômes de stress chez des rats soumis à des situations stressantes. Les chercheurs ont observé une diminution des marqueurs biologiques du stress, tels que les niveaux de cortisol, ainsi qu’une amélioration des capacités d’adaptation des rats.

Une autre étude, publiée dans la revue Pharmaceuticals, a examiné les effets de la schisandra sur le stress induit par l’exercice chez des athlètes. Les résultats ont montré que la schisandra réduisait les niveaux de cortisol, améliorait la performance physique et aidait à la récupération après l’exercice.

Cependant, il est important de noter que la schisandra peut interagir avec certains médicaments. Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé avant de l’utiliser, en particulier si vous avez des problèmes de santé sous-jacents ou si vous prenez d’autres médicaments.

Effets protecteurs de la schisandra sur le foie

Le foie est un organe essentiel qui joue un rôle vital dans la détoxification du corps, le métabolisme des nutriments, la production de bile et la synthèse de certaines protéines. Cependant, il est souvent soumis à des facteurs de stress tels que l’exposition à des toxines environnementales, une alimentation déséquilibrée, la consommation excessive d’alcool et l’utilisation de certains médicaments.

Les recherches scientifiques ont montré que la schisandra possède des propriétés hépatoprotectrices qui aident à préserver la santé du foie et à le protéger contre les dommages causés par ces facteurs de stress.

La schisandra contient des composés bioactifs tels que les lignanes, les flavonoïdes et les acides organiques, qui ont démontré des propriétés bénéfiques pour le foie.

Plusieurs études ont montré que la schisandra peut améliorer la fonction hépatique et protéger le foie contre les lésions induites par des substances toxiques.

Une étude publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology a examiné les effets de la schisandra sur des rats intoxiqués par le tétrachlorure de carbone (CCl4), une substance chimique connue pour causer des lésions hépatiques. Les résultats ont montré que la schisandra pouvait réduire les niveaux d’enzymes hépatiques élevées, atténuer l’inflammation et protéger les cellules hépatiques contre les dommages oxydatifs.

Une autre étude publiée dans la revue Journal of Medicinal Food a révélé que la schisandra pouvait protéger le foie contre les lésions induites par l’alcool. Les chercheurs ont constaté que la schisandra réduisait les niveaux d’enzymes hépatiques élevées, améliorait l’architecture hépatique et réduisait l’inflammation dans le foie des rats exposés à l’alcool.

Ces études suggèrent que la schisandra peut aider à prévenir les dommages hépatiques en neutralisant les radicaux libres, en réduisant l’inflammation et en stimulant les enzymes détoxifiantes du foie.

En plus de ses effets protecteurs, la schisandra peut également contribuer à la régénération des cellules hépatiques endommagées. Des recherches préliminaires ont montré que les extraits de schisandra peuvent favoriser la croissance des cellules hépatiques et stimuler la régénération du tissu hépatique.

La schisandra ne peut pas inverser les lésions hépatiques graves, mais elle peut aider à prévenir les dommages futurs et soutenir la santé globale du foie.

Les témoignages d’utilisateurs de schisandra soutiennent également ses effets bénéfiques sur la santé du foie. De nombreuses personnes rapportent une amélioration des symptômes liés à des troubles hépatiques tels que l’indigestion, la fatigue, les nausées et la sensibilité abdominale après avoir intégré la schisandra dans leur régime.

La schisandra, une source d’antioxydants puissants

Les antioxydants sont des substances qui aident à protéger le corps contre les dommages causés par les radicaux libres. Les radicaux libres sont des molécules instables produites dans notre corps lors du métabolisme normal et en réponse à des facteurs externes tels que le stress, la pollution, le tabagisme et une mauvaise alimentation. Lorsque les niveaux de radicaux libres deviennent trop élevés, ils peuvent provoquer un stress oxydatif, qui est associé à diverses maladies chroniques et au processus de vieillissement.

La schisandra est riche en composés bioactifs tels que les lignanes, les flavonoïdes, les acides organiques et les vitamines, qui ont tous des propriétés antioxydantes.

Les lignanes

Les lignanes sont des composés phytochimiques présents en abondance dans la schisandra. Ils sont connus pour leurs propriétés antioxydantes et leurs effets protecteurs contre les dommages oxydatifs. Des études ont montré que les lignanes de la schisandra peuvent neutraliser les radicaux libres, réduire l’inflammation et protéger les cellules contre les dommages causés par les espèces réactives de l’oxygène.

Les flavonoïdes sont un groupe de composés végétaux largement présents dans la schisandra. Ils agissent comme des antioxydants en piégeant les radicaux libres et en inhibant les réactions oxydatives indésirables dans le corps. Les flavonoïdes présents dans la schisandra, tels que la quercétine, la rutine et la kaempférol, ont montré des effets antioxydants significatifs dans des études en laboratoire.

Les acides organiques trouvés dans la schisandra, tels que l’acide citrique et l’acide malique, contribuent également à ses propriétés antioxydantes. Ils agissent en neutralisant les radicaux libres et en aidant à maintenir l’équilibre acido-basique du corps.

De plus, la schisandra est également une source de vitamines C et E, deux vitamines aux puissantes propriétés antioxydantes. La vitamine C aide à protéger les cellules contre les dommages oxydatifs, tandis que la vitamine E protège les lipides dans les membranes cellulaires contre les dommages causés par les radicaux libres.

L’apport régulier de schisandra en tant que source d’antioxydants peut avoir plusieurs avantages pour la santé. Les antioxydants aident à prévenir les dommages oxydatifs dans le corps, ce qui peut réduire le risque de maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, le cancer, le diabète et les troubles neurodégénératifs.

De plus, les antioxydants de la schisandra peuvent soutenir la santé de la peau en neutralisant les radicaux libres produits par les rayons ultraviolets du soleil et d’autres facteurs environnementaux. Cela peut aider à prévenir les signes du vieillissement prématuré tels que les rides, les taches de vieillesse et la perte d’élasticité de la peau.

Les témoignages d’utilisateurs de schisandra soutiennent également ses effets bénéfiques sur la santé de la peau. De nombreuses personnes rapportent une amélioration de la clarté, de l’éclat et de l’hydratation de leur peau après avoir intégré la schisandra dans leur routine de soins de la peau.

Attention, les antioxydants de la schisandra agissent en synergie avec d’autres composés présents dans la plante. Les études montrent que les effets antioxydants de la schisandra peuvent être plus puissants lorsque tous ses composés actifs sont présents ensemble, plutôt qu’en isolant des composés spécifiques.

Amélioration de la cognition grâce à la schisandra

La cognition englobe des processus mentaux tels que la mémoire, l’attention, la concentration, l’apprentissage, la résolution de problèmes et la clarté mentale. Une cognition optimale est essentielle pour un fonctionnement mental sain et des performances intellectuelles améliorées.

Plusieurs études ont examiné les effets de la schisandra sur la cognition et ont montré des résultats prometteurs.

Une étude publiée dans la revue Phytotherapy Research a évalué les effets de la schisandra sur la fonction cognitive chez des sujets en bonne santé. Les participants qui ont pris de la schisandra ont montré une amélioration significative des performances cognitives, notamment une meilleure mémoire, une plus grande attention et une plus grande capacité à résoudre des problèmes, par rapport au groupe placebo.

Une autre étude publiée dans la revue Psychopharmacology a évalué les effets de la schisandra sur la performance cognitive et l’état mental chez des personnes soumises à un stress mental. Les résultats ont montré que la schisandra améliorait la performance cognitive et réduisait les effets négatifs du stress sur l’état mental, tels que l’anxiété et la fatigue.

Des recherches supplémentaires ont également suggéré que la schisandra peut améliorer la mémoire et la fonction cognitive chez les personnes âgées. Une étude publiée dans la revue Phytomedicine a montré que la schisandra pouvait améliorer les fonctions cognitives chez les personnes âgées en bonne santé. Les participants ont montré une amélioration de la mémoire et de la concentration après avoir pris de la schisandra pendant 3 mois.

Les mécanismes d’action précis par lesquels la schisandra améliore la cognition ne sont pas encore entièrement compris, mais plusieurs hypothèses ont été avancées.

La schisandra est riche en antioxydants, qui aident à neutraliser les radicaux libres et à protéger les cellules cérébrales contre les dommages oxydatifs. Les antioxydants peuvent prévenir le stress oxydatif dans le cerveau, ce qui peut favoriser une meilleure fonction cognitive.

De plus, la schisandra peut stimuler l’activité de l’acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel à la fonction cognitive. L’acétylcholine est impliquée dans des processus tels que la mémoire, l’apprentissage et l’attention. En augmentant les niveaux d’acétylcholine dans le cerveau, la schisandra peut favoriser une meilleure fonction cognitive.

Les témoignages des utilisateurs de schisandra soutiennent également ses effets bénéfiques sur la cognition. De nombreuses personnes rapportent une amélioration de leur clarté mentale, de leur concentration et de leur capacité à se souvenir des informations après avoir intégré la schisandra dans leur régime.

Sarah, une utilisatrice régulière de schisandra, partage son expérience : « Depuis que j’ai commencé à prendre de la schisandra, j’ai remarqué une amélioration significative de ma mémoire et de ma concentration. Je me sens plus alerte et plus capable de me concentrer sur mes tâches quotidiennes. Cela m’a vraiment aidé dans mes études et mon travail. »

Il convient de noter que la schisandra n’est pas un remède miracle pour les problèmes de cognition, et ses effets peuvent varier d’une personne à l’autre. Il est également important de maintenir un mode de vie sain, une alimentation équilibrée et de faire de l’exercice régulièrement pour soutenir une fonction cognitive optimale.

Études scientifiques sur la schisandra

Les témoignages des utilisateurs sont étayés par un certain nombre d’études scientifiques menées sur la schisandra. Les chercheurs ont étudié ses composés actifs, son mode d’action et ses effets sur la santé humaine. Des recherches in vitro, in vivo et des essais cliniques ont été réalisés pour évaluer les propriétés adaptogènes, hépatoprotectrices, antioxydantes et cognitives de la schisandra. Ces études scientifiques ont apporté des preuves solides quant aux bienfaits de la schisandra pour la santé, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les recherches pour mieux comprendre ses mécanismes d’action et son utilisation optimale.

Régulation de la fonction thyroïdienne

Des études montrent que la schisandra peut aider à normaliser les niveaux d’hormones thyroïdiennes, en particulier la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3), chez les personnes atteintes d’hypothyroïdie. La dépression est un symptôme courant de l’hypothyroïdie. La schisandra peut jouer un rôle bénéfique en réduisant les symptômes de la dépression grâce à ses propriétés adaptogènes. Elle aide à réguler les niveaux de neurotransmetteurs dans le cerveau, favorisant ainsi une meilleure humeur et une réduction des symptômes dépressifs associés à l’hypothyroïdie. La schisandra peut également aider à stimuler le métabolisme en augmentant la production d’énergie et en améliorant l’utilisation des nutriments par les cellules. Cela peut favoriser la perte de poids et augmenter les niveaux d’énergie chez les personnes atteintes d’hypothyroïdie.

Interactions médicamenteuses

La schisandra peut influencer l’activité de certaines enzymes hépatiques qui jouent un rôle dans le métabolisme des médicaments. Par conséquent, elle peut augmenter ou diminuer les niveaux sanguins de certains médicaments, ce qui peut avoir des conséquences sur leur efficacité ou leur toxicité.

Certains médicaments qui peuvent interagir avec la schisandra incluent :

Médicaments métabolisés par le cytochrome P450 : La schisandra peut influencer l’activité des enzymes du cytochrome P450, ce qui peut affecter le métabolisme de certains médicaments. Cela peut entraîner une augmentation ou une diminution des concentrations sanguines de ces médicaments. Certains exemples de médicaments métabolisés par le cytochrome P450 comprennent les inhibiteurs de protéase du VIH, les anticoagulants comme la warfarine, les antiépileptiques comme la carbamazépine, et certains médicaments contre le cancer.
Médicaments hépatotoxiques : Comme la schisandra peut avoir des effets bénéfiques sur la santé hépatique, elle peut potentiellement interagir avec des médicaments hépatotoxiques (toxiques pour le foie) en réduisant leur effet toxique ou en augmentant leur métabolisme. Cela peut être bénéfique, mais cela peut également altérer l’efficacité des médicaments. Il est important d’être attentif à ces interactions, surtout si vous prenez des médicaments hépatotoxiques.
Médicaments sédatifs : La schisandra peut avoir des effets stimulants sur le système nerveux central, tandis que certains médicaments sédatifs ont des effets dépresseurs. L’association de la schisandra avec des médicaments sédatifs peut potentiellement réduire l’efficacité de ces derniers.
Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive et qu’il existe d’autres médicaments qui peuvent interagir avec la schisandra. Il est donc essentiel de consulter un professionnel de la santé, comme un médecin ou un pharmacien, avant de prendre de la schisandra, afin de discuter de vos antécédents médicaux, de vos médicaments actuels et de recevoir des conseils personnalisés.

La posologie conseiller pour la prise de schisandra

La posologie recommandée de la schisandra peut varier en fonction de différents facteurs tels que l’âge, la condition de santé, la sensibilité individuelle et la forme sous laquelle elle est consommée (poudre, extrait, capsules, etc.). Il est important de suivre les instructions du fabricant ou les conseils d’un professionnel de la santé lors de la prise de schisandra.

Dans la plupart des cas, la posologie recommandée pour la schisandra se situe généralement entre 500 et 2000 milligrammes par jour. Cependant, il est toujours préférable de commencer par une dose plus faible et d’augmenter progressivement si nécessaire, tout en surveillant attentivement les effets et les réactions individuelles.

La schisandra peut être consommée à différents moments de la journée en fonction des effets recherchés. Certains recommandent de prendre la schisandra le matin pour bénéficier de ses propriétés énergisantes et stimulantes, tandis que d’autres suggèrent de la prendre le soir pour profiter de ses effets relaxants et favoriser un sommeil de qualité. La meilleure approche dépendra des besoins individuels et des réactions personnelles à la schisandra.

Laboratoires fournissant des compléments alimentaires de schisandra

Solgar : Solgar est une marque bien connue dans le domaine des compléments alimentaires de haute qualité. Ils proposent des suppléments à base de plantes, y compris la schisandra, dans différentes formes telles que des gélules ou des extraits liquides.

Phytoaura : laboratoire qui propose des compléments alimentaires à base de plantes médicinales dont la schisandra titrée à 250mg. Pratique si on veut augmenter progressivement le dosage pour une cure ce qui n’est pas possible pour des dosages plus élevés.

Nutergia : laboratoire spécialisé dans la micro nutrition utilisant également des compléments alimentaires à base de schisandra.


Nature’s Way : Nature’s Way est une marque réputée qui propose une large gamme de produits à base de plantes et de compléments alimentaires. Ils offrent des capsules de schisandra en tant que supplément pour soutenir la santé générale.


Gaia Herbs : Gaia Herbs est une société spécialisée dans les produits à base de plantes médicinales. Ils proposent des extraits de schisandra sous forme de gouttes liquides pour faciliter la consommation.


Swanson Health : Swanson Health est un fournisseur de compléments alimentaires qui propose une sélection de suppléments à base de plantes, y compris des capsules de schisandra.


Nature’s Answer : Nature’s Answer est une marque qui propose des extraits de plantes liquides de haute qualité. Ils offrent également un extrait de schisandra sous forme de teinture pour une absorption rapide et facile.


Herb Pharm : Herb Pharm est une société spécialisée dans les extraits de plantes médicinales. Ils proposent un extrait concentré de schisandra dans leur gamme de produits.


Planetary Herbals : Planetary Herbals est une marque qui se concentre sur les herbes traditionnelles de la médecine chinoise. Ils offrent des suppléments de schisandra sous forme de comprimés ou de gélules.

Laboratoires et produits pour la peau à base de schisandra

Voici quelques laboratoires connus dans le domaine des produits à base de plantes, y compris ceux utilisant la schisandra dans leurs formulations :

A-Derma : A-Derma est une marque renommée spécialisée dans les soins de la peau à base d’actifs naturels. Ils proposent une gamme de produits pour la peau sensibilisée, y compris des crèmes et des lotions, qui peuvent contenir des extraits de schisandra.


Weleda : Weleda est une marque de produits naturels et biologiques. Leurs produits de soins de la peau utilisent des ingrédients botaniques et des extraits de plantes. Ils proposent des crèmes hydratantes, des sérums et des lotions qui peuvent inclure la schisandra parmi leurs ingrédients.


Dr. Hauschka : Dr. Hauschka est une marque de soins de la peau holistiques qui utilise des extraits de plantes et des ingrédients naturels dans leurs formulations. Ils proposent des produits tels que des lotions toniques, des masques et des crèmes qui peuvent contenir de la schisandra.


Kiehl’s : Kiehl’s est une marque de soins de la peau haut de gamme. Ils proposent une variété de produits, y compris des sérums et des crèmes pour la peau, qui peuvent inclure des extraits de schisandra parmi leurs ingrédients.


Origins : Origins est une marque de soins de la peau qui met l’accent sur les ingrédients naturels et les extraits de plantes. Leurs produits de soins de la peau peuvent contenir des extraits de schisandra pour aider à améliorer la qualité de la peau.


Herbivore Botanicals : Herbivore Botanicals est une marque axée sur les produits de beauté naturels et non toxiques. Leurs produits utilisent des ingrédients végétaux et biologiques, et ils proposent des sérums et des huiles pour le visage qui peuvent contenir de la schisandra.

Thierry Morfin, naturopathe, coach bien-être, Paris 15e

Comment soigner efficacement les allergies saisonnières

Le rhume des foins est une rhinite allergique saisonnière qui touche de plus en plus de monde. Cela représente 26% de la population. Des études confirment que la pollution atmosphérique due aux fumées des véhicules et des industries augmente considérablement la sensibilité aux pollens dans l’air.
Alors le nez démange, on a des crises d’éternuements, le nez coule, les yeux sont irrités et deviennent rouges et cela va parfois jusqu’à une gêne respiratoire asthmatiforme, de l’urticaire, de la sinusite ou des otite moyennes chez l’enfant.

En prévention

  • Eviter de sortir entre 6 et 10 heures du matin, heures à lesquelles le pollen est le plus abondant
  • Ne pas étendre son linge dehors
  • Laver ses cheveux à l’eau le soir avant de se coucher car les pollens se déposent sur l’oreiller
  • Mettre une pommade type « Homéoplasmine » à l’entrée des narines pour piéger les pollens
  • Drainer votre foie avec des plantes
  • Faites une cure de plantes anti-histaminiques
  • Éviter les laitages, la charcuterie, le café, la viande rouge, le gluten et les oeufs dans certains cas

Traitement de crise des allergies saisonnières

Pour l’inflammation de la muqueuse respiratoire, faites des tisanes de plantain ou de marruble blanc. Prendre 1 cuillère à café de plantes séchées pour une tasse et faire infuser 5 minutes. En boire 2 ou 3 tasses par jour.

Pour l’irritation nasale, faites une inhalation avec une tisane de camomille matricaire. Prendre 2 cuillères à café de plantes séchées pour un bol et faire infuser 5 minutes. Mettez une serviette sur la tête par-dessus le bol et inhaler la vapeur.

Traitement de cure des allergies saisonnières

L’allergie est une affaire de terrain. La surcharge toxinique, notamment du foie et la déficience de la flore intestinale déclenche des réponses immunitaires exacerbées. Le foie fait partie des organes dits « émonctoires » jouant un rôle majeur dans l’élimination des déchets de l’organisme. En cas d’allergies, les réactions immunitaires produisent des substances toxiques qui chargent le foie plus que d’ordinaire. Il est important de le soutenir dans le travail d’élimination.


Prenez des gouttes de bourgeons de Cassis (macérât glycériné), super anti-histaminique et anti-inflammatoire et de bourgeons de Noyer, qui lui est reconstructeur de l’intestin grêle et facilitateur de la réimplantation de la flore intestinale.

Cassis


L’huile de Perilla, reconnue pour ses vertus anti-allergiques, tant d’origine saisonnière face aux pollens, mais aussi aux allergies persistantes face aux acariens, aux plumes et aux poils de chat. C’est une huile très riche en oméga-3 (65%).


La Pétasite, plante qui a fait le sujet de nombreuse études scientifiques et qui s’avère être aussi efficace que la cétrisine (médicament de synthèse) contre les irritations et les congestions des muqueuses.

Le chardon-marie, qui contient une substance appelée la sylimarine a pour vertu de protéger le foie et le débarrasser des toxines.

Le bouleau, qui possède des propriétés diurétiques pour aider les reins à éliminer les toxines venant du foie pour être évacuées par les urines.

Le radis noir, qui favorise la sécrétion biliaire améliorant la digestion et l’élimination des toxines par l’intestin.

L’ortie, qui possède des substances anti-inflammatoires, antihistaminiques et antibactériennes. Elle est riche en vitamines C, en minéraux comme le fer, le calcium, le magnésium, le potassium et le phosphore.

Le stress

Les personnes allergiques sont plus sensibles au stress que les autres. Il est important de savoir le gérer en réévaluant ses priorités, sa confiance en soi, ses temps de repos, son anxiété. Les techniques de relaxation, de méditation, la sophrologie, la psychologie et l’exercice physique sont fortement recommandés.

Cure de jus

Pomme, citron, fenouil, gingembre, carotte, concombre, céleri, orange

Homéopathie


POLLENS 15CH, 1 dose, une seule fois
POUMON HISTAMINE 9CH, 3 granules, 3 fois par jour

Thierry Morfin, naturopathe, coach bien-être, Paris 15e

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Photo de Henryk NiestrójPixabay